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Kinshasa
23 septembre, 2026 - 14:11:03
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Le ministère de la Justice ordonne des poursuites contre des “Golois” après des attaques en ligne visant Félix Tshisekedi

Tournant sécuritaire sur le front numérique. Le ministère congolais de la Justice annonce l’ouverture de poursuites contre des auteurs de propos jugés « outrageants, injurieux, diffamatoires et menaçants » visant le président Félix Tshisekedi, notamment après sa conférence de presse du 6 mai 2026. Kinshasa estime que ces publications, largement attribuées à certains fans de Ferre Gola, relèvent d’infractions pénales et non de la liberté d’expression. Des instructions ont été données pour identifier et interpeller les auteurs, y compris à l’étranger, dans un contexte de fermeté affichée face aux dérives sur les réseaux sociaux.

Le ton se durcit à Kinshasa face aux dérives numériques. Dans un communiqué publié le 11 mai 2026, le ministère d’État, ministère de la Justice et garde des Sceaux de la République démocratique du Congo annonce des poursuites judiciaires contre les auteurs de propos jugés offensants à l’égard du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, diffusés sur les réseaux sociaux.

Ces publications, qualifiées « d’outrageantes, injurieuses, diffamatoires et menaçantes », auraient été observées notamment à la suite de la conférence de presse du chef de l’État tenue le 6 mai dernier. Le ministère souligne que ces actes « ne sauraient en aucun cas être couverts par la liberté d’expression », les considérant comme des « infractions pénales » portant atteinte à l’autorité de l’État, à la cohésion nationale et au respect des institutions de la République.

Dans ce contexte, les autorités judiciaires ont reçu des instructions claires. Le ministre de la Justice indique avoir « donné injonction aux autorités judiciaires compétentes de procéder à la mise en mouvement immédiate de l’action publique », en vue d’identifier les auteurs de ces publications incriminées. Cette démarche inclut non seulement les acteurs opérant sur le territoire national, mais également ceux situés à l’étranger, avec l’objectif de « procéder à leur interpellation, conformément aux procédures légales en vigueur ».

Le communiqué insiste par ailleurs sur le statut du président de la République, rappelant qu’il « incarne la Constitution, l’unité nationale et le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ». À ce titre, Félix Tshisekedi bénéficie « d’une protection juridique renforcée », qui impose