Convoqué par le CSAC, le pasteur Jules Mulindwa de l’église « Lumière du Monde » doit s’expliquer jeudi 28 mai sur une prédication devenue virale. Accusant la Constitution de tous les maux et critiquant vertement les opposants à sa révision, ses propos ont provoqué une vive polémique. L’organe de régulation avertit que tout refus de comparution pourrait entraîner des sanctions légales.
Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) a officiellement invité Monsieur Jules Mulindwa, représentant légal de l’église pentecôtiste « Lumière du Monde – Mboka Ya Ekimelo » à Kinshasa/Lemba, à se présenter devant ses instances. Dans une lettre datée du 25 mai 2026 et signée par le président du CSAC, Me Bosembe Lokando Christian, l’organe de régulation des médias précise qu’un rapport du Centre de Monitoring des Médias Congolais fait état d’une prédication devenue virale sur les réseaux sociaux.
Le pasteur est attendu le jeudi 28 mai à 11 heures au secrétariat d’instruction du CSAC, situé dans la commune de la Gombe, pour présenter ses moyens de défense. L’institution lui reproche des propos jugés injurieux, diffamants et discourtois, en violation de plusieurs dispositions légales sur la communication et la liberté de la presse en RDC. Le CSAC avertit que tout refus de comparution pourrait entraîner des sanctions légales contre le média concerné.
Cette convocation fait suite à une sortie médiatique récente qui a suscité une large attention en ligne. Lors de cette prédication, Jules Mulindwa s’en est pris aux opposants à une révision constitutionnelle en RDC, affirmant que « si quelqu’un au Congo dit qu’il ne faut pas changer la Constitution, nous allons peser sa sorcellerie et la mienne sur une balance ». Il a justifié sa position en dénonçant la Constitution actuelle, qu’il accuse de bloquer la résolution des conflits sécuritaires et de favoriser les actions du groupe rebelle M23 dans l’Est du pays.
Franck Yenga

