Le gouvernement congolais veut restaurer la confiance entre l’État et les entreprises privées dans un contexte marqué par les difficultés fiscales, la pression administrative et les attentes croissantes des opérateurs économiques. Mardi à Kinshasa, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a réuni plusieurs membres du gouvernement, la Fédération des entreprises du Congo (FEC) et la COPEMECO afin de relancer le dialogue public-privé autour d’une nouvelle feuille de route destinée à améliorer le climat des affaires.
La Première ministre Judith Suminwa a renforcé mardi à Kinshasa le cadre de concertation entre le gouvernement et les représentants du secteur privé congolais, à travers une nouvelle séance de travail consacrée à l’amélioration du climat des affaires, à la fiscalité et au suivi des réformes économiques, a appris l’ACP de source officielle.
La rencontre a réuni plusieurs membres du gouvernement ainsi que les représentants de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) et de la Confédération des petites et moyennes entreprises du Congo (COPEMECO), dans le cadre du dialogue trimestriel instauré par la cheffe du gouvernement avec les opérateurs économiques.
Les échanges ont principalement porté sur les préoccupations récurrentes des entreprises, notamment la multiplicité des taxes et des contrôles, les mécanismes de financement, la facture normalisée ainsi que l’encadrement des activités économiques par les services publics.
Le gouvernement rassure les opérateurs économiques
Au cours des discussions, le vice-Premier ministre chargé de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a assuré que le gouvernement travaillait à restaurer un climat de confiance avec les entreprises privées.
« Le gouvernement est en train de rassurer le secteur privé sur un certain nombre de sujets. Il a notamment été évoqué certaines dispositions prévues dans la loi de finances rectificative ainsi que les discussions en cours autour de la facture normalisée », a déclaré Mukoko Samba.
Selon lui, plusieurs avancées sont déjà enregistrées dans le fonctionnement des mécanismes administratifs liés à la création d’entreprises ainsi que dans les mesures économiques contenues dans la loi de finances rectificative récemment adoptée par le gouvernement.
L’exécutif congolais considère désormais le dialogue avec les opérateurs économiques comme un levier stratégique pour soutenir la croissance, accroître les investissements et améliorer les recettes publiques.
Les discussions ont également mis l’accent sur la question sensible de la formalisation des activités économiques informelles, considérée par le gouvernement comme un enjeu majeur pour l’élargissement de l’assiette fiscale nationale.
Pour les autorités congolaises, l’intégration progressive des acteurs informels dans l’économie structurée permettra d’améliorer le contrôle des activités productives tout en renforçant les capacités de mobilisation des recettes publiques.
Cette orientation vise également à offrir davantage de protection et d’encadrement aux petites et moyennes entreprises souvent confrontées à des difficultés administratives et financières.
Le gouvernement estime que la modernisation du climat des affaires passe notamment par une simplification des procédures, une meilleure transparence fiscale ainsi qu’une relation plus stable entre l’administration et les opérateurs économiques.
À l’issue de la rencontre, les représentants du patronat congolais ont exprimé leur satisfaction quant à la poursuite de ce cadre de dialogue avec l’exécutif.
L’administrateur délégué de la COPEMECO, Simon Muamba, a insisté sur l’importance de maintenir un partenariat régulier entre le gouvernement et les entreprises privées.
Au terme des travaux, les participants ont annoncé la mise en place prochaine d’une feuille de route détaillée destinée à assurer le suivi des engagements pris par les différentes parties.
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