Les tensions politiques qui secouent l’Assemblée provinciale du Kasaï-Central continuent d’impacter le fonctionnement de l’institution. Prévue mercredi 27 mai au Capitole provincial, la séance plénière n’a finalement pas eu lieu faute de quorum. Seuls dix députés provinciaux ont répondu présents sur les trente-quatre que compte l’organe délibérant, dans un contexte marqué par des divisions internes autour de plusieurs initiatives parlementaires.
La séance plénière prévue mercredi 27 mai au Capitole de l’Assemblée provinciale du Kasaï-Central a été reportée faute de quorum, en raison d’une faible présence des députés provinciaux.
Sur les trente-quatre élus que compte l’organe délibérant, seuls dix députés ont répondu présents dans l’hémicycle, empêchant ainsi la tenue des travaux conformément au règlement intérieur de l’institution.
Cette plénière devait notamment examiner les interpellations visant deux membres du gouvernement provincial Kambulu II. Les ministres concernés avaient d’ailleurs fait le déplacement, accompagnés de plusieurs autres membres de l’exécutif provincial venus assister à la séance.
Constatant l’absence du quorum requis, le vice-président de l’Assemblée provinciale, Kasuyi, qui présidait les travaux, a annoncé le renvoi de la séance à une date ultérieure.
Ce report intervient dans un contexte de fortes tensions politiques au sein de l’Assemblée provinciale du Kasaï-Central. Depuis plusieurs jours, des divergences opposent différents groupes de députés autour de plusieurs initiatives parlementaires visant aussi bien l’exécutif provincial dirigé par Joseph-Moïse Kambulu que le bureau de l’Assemblée.
D’après des sources proches du Capitole, l’hémicycle apparaît désormais profondément divisé entre deux blocs : un groupe de seize députés favorable à certaines démarches parlementaires contre le gouverneur provincial et un autre camp de dix-huit élus qui s’y oppose.
Parallèlement, une pétition visant le président de l’Assemblée provinciale, Guy Sambangu, est également en circulation, alimentant davantage les tensions internes au sein de l’institution.
Dans les milieux politiques de Kananga, cette absence massive des députés est perçue comme le signe des profondes fractures qui secouent actuellement l’Assemblée provinciale du Kasaï-Central.
À ce stade, le bureau de l’Assemblée provinciale n’a pas encore communiqué officiellement sur les raisons exactes de cette faible mobilisation des élus.
Stony Mulumba, correspondant à Kananga

