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29 mai, 2026 - 16:20:14
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Ebola en RDC : un premier malade guéri au cœur de l’épicentre de l’Ituri

Un premier signe d’espoir apparaît dans la lutte contre la 17ᵉ épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo. Mercredi, les autorités sanitaires ont annoncé la sortie du premier patient guéri dans la province de l’Ituri, principal foyer de la souche Bundibugyo. Mais cette avancée intervient dans un contexte de forte inquiétude internationale. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) alerte désormais sur une « collision catastrophique » entre la progression de l’épidémie et l’insécurité armée dans l’Est du pays, où les combats compliquent le suivi des contacts, les opérations médicales et l’accès humanitaire aux populations exposées.

La République démocratique du Congo enregistre une première guérison dans la lutte contre la 17ᵉ épidémie d’Ebola provoquée par la souche Bundibugyo. Mercredi, les autorités sanitaires ont annoncé la sortie du premier patient guéri d’un centre hospitalier en Ituri, province devenue l’épicentre de cette nouvelle flambée épidémique.

« Le premier patient guéri de cette 17ᵉ épidémie est sorti aujourd’hui de l’hôpital », a déclaré l’Incident Manager adjoint de l’Institut national de santé publique (INSP) depuis l’Ituri.

Cette première guérison apparaît comme un signal encourageant pour les équipes médicales engagées dans une riposte particulièrement complexe. La souche Bundibugyo actuellement en circulation ne dispose ni de vaccin homologué ni de traitement spécifique validé, contrairement à d’autres variantes du virus Ebola déjà connues en RDC.

Mais au moment où les autorités sanitaires annoncent cette évolution positive, l’inquiétude grandit autour de la dégradation rapide de la situation sécuritaire et humanitaire dans l’est du pays.

L’OMS alerte sur une “collision catastrophique”

Dans une déclaration publiée mercredi, l’Organisation mondiale de la santé a averti que l’épidémie évoluait désormais dans un contexte de violences armées susceptibles de compromettre gravement les opérations sanitaires.

« L’Est de la RDC fait désormais face à une collision catastrophique entre maladie et conflit, alors que l’épidémie d’Ebola dans la province de l’Ituri progresse plus rapidement que la riposte », a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Selon l’organisation internationale, les affrontements armés, les déplacements massifs de populations et l’insécurité persistante empêchent les équipes sanitaires de mener efficacement les opérations de terrain.

« Les déplacements massifs de populations, les attaques contre les structures médicales et l’insécurité persistante empêchent les équipes de santé d’assurer correctement le suivi des contacts et l’isolement des personnes infectées », a fait savoir Tedros Adhanom.

Le responsable de l’OMS estime que l’instabilité sécuritaire constitue désormais l’un des principaux obstacles à la maîtrise de l’épidémie.

« Nous ne pouvons pas instaurer la confiance des communautés ni isoler les malades pendant que les bombes tombent », a-t-il insisté.

Le suivi des contacts sous pression

Les autorités sanitaires congolaises considèrent actuellement le suivi des personnes contacts comme le principal défi de cette riposte.

Selon les derniers chiffres communiqués par le ministère de la Santé, plus de 3.600 personnes ayant été en contact avec des cas suspects ou confirmés font l’objet d’un suivi médical dans les provinces touchées.

Mais les mouvements permanents de populations compliquent considérablement les opérations de traçage et de surveillance épidémiologique.

Les équipes sanitaires redoutent qu’une rupture du suivi des contacts accélère silencieusement la propagation du virus dans plusieurs localités de l’Est.

Infos27

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