La compétitivité des produits « Made in DRC » et l’intégration de la République démocratique du Congo dans le commerce mondial ont occupé une place centrale jeudi à Kalemie lors de la 11ᵉ édition d’ExpoBéton RDC 2026. Représentant le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, l’expert Jules Mwilu Mboo a présenté devant les investisseurs et opérateurs économiques les principales réformes engagées par le gouvernement pour faciliter les échanges, moderniser les frontières commerciales et attirer davantage d’investissements.
Les réformes engagées par le gouvernement congolais pour améliorer la compétitivité des produits nationaux sur les marchés régionaux et internationaux ont été présentées jeudi à Kalemie, au Tanganyika, lors de la 11ᵉ édition d’ExpoBéton RDC 2026 organisée autour du thème : « Kalemie, capitale du lithium et carrefour stratégique au cœur des corridors africains de l’Est, du Sud et de l’Ouest ».
Intervenant dans le panel consacré à la « Facilitation des investissements, échanges, importations et exportations des biens », l’expert en chef en matière du commerce international au ministère du Commerce extérieur, Jules Mwilu Mboo, représentant le ministre Julien Paluku Kahongya, a détaillé les principales actions engagées pour renforcer durablement l’intégration économique de la RDC dans le commerce mondial.
Face aux opérateurs économiques, investisseurs et partenaires institutionnels présents à cette rencontre économique, il a expliqué que les réformes entreprises s’inscrivent dans la vision du président de la République Félix Tshisekedi visant à améliorer le climat des affaires et renforcer la présence des produits congolais sur les marchés internationaux.
Simplification des procédures commerciales
Selon Jules Mwilu Mboo, le gouvernement a engagé plusieurs réformes destinées à lever les obstacles à la compétitivité des exportations congolaises.
« Le gouvernement a mis l’accent sur la simplification des procédures administratives liées au commerce extérieur », a-t-il déclaré.
Dans ce cadre, il a évoqué la mise en œuvre de l’Accord sur la facilitation des échanges de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), la création du Comité national de facilitation des échanges (CNFE) ainsi que l’opérationnalisation du Portail d’informations commerciales (PIC).
Cet outil numérique doit permettre aux opérateurs économiques d’accéder en temps réel aux informations fiables relatives au commerce extérieur de la RDC, quel que soit leur lieu d’activité.
Le représentant du ministre du Commerce extérieur a également insisté sur la volonté des autorités congolaises de réduire les coûts et les délais de passage aux frontières afin de fluidifier les échanges commerciaux.
Modernisation des frontières et dématérialisation
Parmi les réformes présentées figurent la mise en place et la modernisation des postes frontaliers à arrêt unique ainsi que la rationalisation des services opérant aux frontières.
Jules Mwilu Mboo a aussi évoqué la dématérialisation progressive des formalités commerciales à travers le Guichet unique intégral du commerce extérieur (GUICE).
Selon lui, l’interconnexion entre le GUICE et la Direction générale des douanes et accises (DGDA) ainsi que la réduction des procédures papier doivent permettre d’améliorer l’efficacité administrative et de limiter les lenteurs dans les opérations commerciales.
Le gouvernement travaille également à la réduction des barrières non tarifaires et à la régulation des flux commerciaux transfrontaliers grâce à l’harmonisation des procédures commerciales.
Dans cette dynamique, le Régime commercial simplifié (RECOS) a été présenté comme un mécanisme destiné à accorder plusieurs facilités aux petits commerçants transfrontaliers.
Le représentant du ministre Julien Paluku Kahongya a également insisté sur les efforts engagés pour permettre aux producteurs et exportateurs congolais de tirer profit des marchés internationaux conquis ces dernières années par la RDC.
Il a notamment cité les marchés chinois, britannique, émirati, européen et américain, rappelant également le renouvellement de l’AGOA permettant à certains produits africains d’accéder au marché américain.
Pour répondre aux exigences du commerce international, le gouvernement, en partenariat avec le British Standards Institute et TradeMark Africa, a renforcé les programmes de formation des producteurs locaux et des exportateurs sur le respect des normes sanitaires et phytosanitaires.
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