La question du référendum s’invite désormais au cœur des échanges entre les institutions et la jeunesse congolaise. Réunis depuis mardi au Hilton Hôtel de Kinshasa, des centaines de jeunes issus des organisations citoyennes, des structures religieuses, du monde estudiantin, culturel et entrepreneurial participent au Cadre de concertation de la jeunesse, une initiative portée par le Réseau des jeunes parlementaires (RJP). Au-delà de la loi fixant l’organisation du référendum, les initiateurs entendent instaurer un mécanisme permanent de dialogue permettant aux jeunes de faire entendre leurs préoccupations et de contribuer aux réflexions sur les grandes orientations politiques et institutionnelles du pays.
Le Réseau des jeunes parlementaires (RJP) a lancé, mardi à Kinshasa, les travaux du Cadre de concertation de la jeunesse, une plateforme destinée à instaurer un dialogue régulier entre les institutions de la République et les différentes composantes de la jeunesse congolaise autour des grands enjeux nationaux, notamment la loi fixant l’organisation du référendum.
Organisées au Hilton Hôtel de Kinshasa jusqu’au 4 juin, ces assises réunissent des représentants d’organisations de jeunesse, des leaders associatifs, des acteurs religieux, des étudiants, des entrepreneurs ainsi que plusieurs structures socioculturelles venues échanger sur les questions liées à l’avenir institutionnel du pays.
Dès l’ouverture des travaux, les responsables du RJP ont affiché leur ambition de faire de cette initiative un cadre permanent d’écoute, de consultation et de formulation de propositions destiné à rapprocher davantage les jeunes des centres de décision.
Une plateforme de dialogue entre institutions et jeunesse
Dans son allocution inaugurale, le président du Réseau des jeunes parlementaires, Ron Roger Étienne Bimwala, a inscrit cette démarche dans la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui encourage la participation citoyenne et l’implication des jeunes dans les réflexions nationales.
« Nous tenons avant toute chose, à travers ce cadre, à exprimer notre soutien plein et entier à la vision de Son Excellence Monsieur Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République, Chef de l’État. Cette vision appelle chaque Congolais et chaque Congolaise, particulièrement la jeunesse, à la réflexion, à la responsabilité ainsi qu’à l’engagement citoyen », a déclaré Ron Bimwala.
Selon lui, le RJP, qui regroupe 120 députés nationaux, entend jouer un rôle d’interface entre les institutions et les jeunes en créant un espace de dialogue appelé à fonctionner au-delà de cette première rencontre.
« Le Réseau des jeunes parlementaires a voulu créer à travers ce cadre un espace permanent d’écoute, de dialogue, de consultation et de proposition. Il ne s’agit pas d’une simple rencontre ponctuelle, mais d’un dispositif permanent appelé à devenir une véritable passerelle entre les institutions de la République et les différentes composantes de la jeunesse congolaise », a-t-il affirmé.
Pour les organisateurs, la jeunesse, majoritaire au sein de la population congolaise, ne peut demeurer en marge des débats portant sur la consolidation de la démocratie, l’avenir des institutions ou encore les réformes appelées à orienter le développement du pays.
« La jeunesse congolaise ne peut rester spectatrice des décisions qui façonneront son avenir. Elle doit être écoutée, consultée et associée », a insisté le président du RJP.
Le référendum au centre des échanges
Parmi les principaux sujets abordés figure la loi fixant l’organisation du référendum. À travers sa Commission des lois, le Réseau des jeunes parlementaires souhaite recueillir les contributions des différentes sensibilités de la jeunesse afin d’alimenter le débat sur cette question qui occupe une place importante dans l’actualité politique nationale.
Intervenant à son tour, le président du Conseil national de la jeunesse, Claude Mbuyi, a salué une démarche qu’il considère comme un exercice de participation citoyenne.
« À travers sa Commission des lois, le Réseau des jeunes parlementaires souhaite recueillir les contributions des différentes composantes de la jeunesse afin que cette génération puisse exprimer clairement sa vision, ses préoccupations, ses attentes et ses propositions sur cette question d’intérêt national », a-t-il déclaré.
Il a également insisté sur la nécessité de privilégier des échanges constructifs et responsables.
« Nous voulons que cette consultation soit ouverte, franche, constructive et responsable. Nous attendons des échanges de qualité, des analyses lucides mais aussi des propositions concrètes », a-t-il ajouté.
Une adhésion saluée par les participants
Parmi les représentants des organisations présentes, plusieurs ont exprimé leur satisfaction quant à l’initiative. Le président du Cercle des jeunes de l’espace Lega a salué la qualité des échanges et la volonté affichée par les jeunes parlementaires d’associer davantage la jeunesse aux débats institutionnels.
Selon lui, cette rencontre a permis d’apporter des éclairages sur des questions qui suscitent de nombreuses interrogations au sein de l’opinion publique. Il a également affirmé la disponibilité de son organisation à accompagner les actions du Réseau des jeunes parlementaires dans plusieurs territoires de l’Est du pays, notamment à Walikale, Shabunda, Mwenga et Pangi.
Au-delà du débat sur le référendum, les initiateurs du Cadre de concertation de la jeunesse entendent bâtir un mécanisme durable permettant de recueillir les préoccupations des jeunes, de formuler des propositions et de renforcer leur participation à la vie publique.
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