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7 juin, 2026 - 20:09:45
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Réforme constitutionnelle : Bisoïté Nationale propose la suppression du Sénat et du poste de Premier ministre

Réuni en assemblée générale extraordinaire le samedi 6 juin à Kinshasa, dans le cadre de la relance de ses activités politiques et d’une réflexion sur les réformes institutionnelles, le parti Bisoïté Nationale pour un Congo fort et prospère a officiellement pris position en faveur d’une révision, voire d’un changement de la Constitution de 2006. Sous la conduite de son président intérimaire, Bobo Ngonda Lingolo Bionique, la formation politique estime que plusieurs dispositions constitutionnelles méritent d’être réévaluées afin de renforcer la stabilité des institutions, améliorer la gouvernance et réduire le train de vie de l’État. Parmi les propositions avancées figurent le retour à l’élection présidentielle à deux tours, la suppression du Sénat et celle de la Primature au profit d’une vice-présidence de la République.

Réuni samedi 6 juin au Cercle culturel Boboto, dans la commune de la Gombe à Kinshasa, le parti politique Bisoïté Nationale pour un Congo fort et prospère a procédé à la relance officielle de ses activités politiques tout en consacrant une large partie de ses travaux à la question des réformes institutionnelles et de l’avenir de la Constitution du 18 février 2006.

Dans une déclaration politique adoptée à l’issue de l’assemblée générale extraordinaire ainsi que dans un discours prononcé devant les cadres, militants et invités du parti, son président intérimaire, Bobo Ngonda Lingolo Bionique, a défendu la nécessité d’une réflexion nationale sur l’organisation des institutions congolaises.

« Nous travaillons ensemble pour la continuité de l’implantation du parti à travers l’ensemble du territoire national », a déclaré le dirigeant politique, soulignant que cette rencontre visait à la fois à préparer la rentrée politique de la formation et à préciser sa position sur les réformes institutionnelles.

Des interrogations sur le fonctionnement des institutions

Dans sa déclaration politique, le parti affirme avoir identifié plusieurs préoccupations relatives à l’architecture institutionnelle actuelle. Les participants se sont notamment interrogés sur la réduction du nombre de tours de l’élection présidentielle, les difficultés récurrentes observées dans le fonctionnement des institutions provinciales, le maintien d’un Parlement bicaméral ainsi que l’existence du poste de Premier ministre. Ils évoquent également les limites du processus de décentralisation et les difficultés de mise en œuvre des dispositions relatives à la Caisse nationale de péréquation.

Pour les responsables de Bisoïté Nationale, ces questions justifient l’ouverture d’un débat sur l’adaptation du cadre constitutionnel aux réalités actuelles du pays.

Retour au scrutin présidentiel à deux tours

Parmi les réformes proposées figure le rétablissement du scrutin présidentiel à deux tours. Le parti estime qu’un tel mécanisme renforcerait la légitimité des futurs chefs de l’État.

La formation politique préconise également l’adoption de dispositions constitutionnelles destinées à mieux garantir la stabilité des institutions provinciales, régulièrement confrontées à des crises politiques et à des changements d’exécutifs.

Dans le même esprit, elle appelle à une révision des articles consacrés à la Caisse nationale de péréquation afin de les adapter aux réalités économiques et administratives actuelles.

La proposition la plus marquante concerne toutefois l’organisation du pouvoir exécutif et du Parlement.

Le parti suggère la suppression du Sénat afin de laisser place à une chambre unique. Selon ses dirigeants, cette réforme permettrait « plus d’efficacité et la réduction des trains de vie des institutions ».

Bisoïté Nationale propose également la suppression du poste de Premier ministre et son remplacement par une vice-présidence de la République.

« Un État sans réforme continue est appelé à disparaître », a affirmé le président intérimaire, Bobo Ngonda Lingolo Bionique, avant d’ajouter : « Réviser la Constitution est essentiel pour l’adapter aux évolutions politiques, économiques et sociales, tout en protégeant les principes fondamentaux de l’État. »

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