L’adoption de la loi référendaire par les deux chambres du Parlement continue de susciter des réactions au sein de la majorité présidentielle. Président national du Front citoyen pour la République (FCR) et membre de l’Union sacrée de la Nation, Jean-Bertrand Ewanga salue un texte qu’il qualifie d’« historique » et appelle le Président Félix Tshisekedi à le promulguer dans les meilleurs délais. Il estime que cette loi permettra au peuple de se prononcer sur les grandes questions nationales, notamment dans le cadre du débat sur une éventuelle révision ou un changement de la Constitution.
La loi référendaire adoptée par les deux chambres du Parlement constitue une avancée institutionnelle majeure permettant au peuple de se prononcer directement sur les grandes questions d’intérêt national, a déclaré jeudi Jean-Bertrand Ewanga, président national du Front citoyen pour la République (FCR) et membre de l’Union sacrée de la Nation.
Jean-Bertrand Ewanga a salué comme « historique » l’adoption de la loi référendaire par l’Assemblée nationale et le Sénat, estimant que ce texte renforce la souveraineté populaire en instituant un cadre juridique permettant aux citoyens de se prononcer directement sur les grandes questions d’intérêt national et de participer davantage aux orientations majeures de la République.
« Il faut saluer la responsabilité qu’ont prise les honorables membres du Parlement de notre pays. Une responsabilité historique d’avoir doté le pays d’une loi référendaire. Sur la base de cette loi, lorsqu’il y a des questions brûlantes qui touchent à la vie nationale et à l’intérêt général, il faut revenir au peuple pour que ce peuple souverain se prononce », a-t-il déclaré.
Selon le président du FCR, ce texte constitue désormais un instrument essentiel pour permettre aux institutions de consulter directement les citoyens sur les enjeux majeurs de la vie nationale, conformément à l’article 5 de la Constitution.
Une promulgation attendue
Jean-Bertrand Ewanga a exhorté le Président de la République à promulguer sans délai la loi référendaire, rappelant que le Chef de l’État dispose de quinze jours, conformément à la Constitution, pour promulguer les textes adoptés par le Parlement, afin de permettre la poursuite du processus institutionnel.
« Même si l’option est celle du changement, je ne vois pas où est le problème. Nous ne serons pas le seul pays de la terre à changer de Constitution pour l’adapter aux réalités de notre nation. Nous invitons le chef de l’État à promulguer instamment cette loi pour que nous allions de l’avant », a-t-il affirmé.
À ses yeux, les insuffisances relevées dans la Constitution actuelle justifient l’ouverture d’un débat sur son adaptation aux réalités politiques, institutionnelles et sécuritaires du pays.
Critiques contre la CENCO et appel à la responsabilité de l’opposition
Au cours du même entretien, Jean-Bertrand Ewanga a estimé que les confessions religieuses doivent privilégier leur rôle de conseil plutôt qu’une logique de confrontation avec les institutions de la République. Il a salué la position de l’Église du Christ au Congo (ECC), tout en critiquant celle de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO).
« L’Église peut émettre des avis et des conseils, mais elle ne doit jamais prendre la posture de confrontation. Ils veulent gérer le pays à la place des élus du peuple dont le premier est le Président de la République ? Non, nous n’allons pas accepter cela », a-t-il soutenu.
S’agissant de l’opposition, il a évoqué une crise de leadership et appelé ses responsables à agir dans le respect des règles républicaines.
« Aujourd’hui, il se pose un problème de leadership de cette opposition. Le matelas sociologique de l’opposition n’existe pas. Ils doivent faire attention. S’ils veulent faire le forcing, ce serait grave », a-t-il averti.
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