L’Assemblée nationale a entamé, lundi 29 juin à Kinshasa, sa session extraordinaire sous la présidence d’Aimé Boji Sangara, avec l’examen de plusieurs textes jugés prioritaires par le Gouvernement. Dès l’ouverture des travaux, les députés ont adopté à une écrasante majorité les projets de loi harmonisés sur le contenu local et la sous-traitance dans le secteur privé, après avoir levé les divergences avec le Sénat. Pour le président de la Chambre basse, ces réformes constituent un levier majeur pour renforcer la souveraineté économique, promouvoir les compétences nationales et moderniser le cadre juridique des activités économiques.
L’Assemblée nationale a ouvert, lundi 29 juin, sa session extraordinaire sous la conduite de son président, l’honorable Aimé Boji Sangara. Convoquée à la demande du Gouvernement, cette session est consacrée à l’examen de plusieurs projets de loi considérés comme stratégiques, principalement dans les domaines de la sécurité, de l’économie et du social.
Dans son discours inaugural, le président de la Chambre basse a rappelé que les travaux s’inscrivent dans le strict respect de la Constitution et du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Il a invité les députés nationaux à examiner les textes avec responsabilité, discipline républicaine et rigueur.
« Cette session extraordinaire est consacrée à l’examen de plusieurs textes stratégiques pour la Nation, articulés autour de trois priorités majeures : la sécurité, l’économie et le social », a déclaré Aimé Boji Sangara, appelant les élus à concilier « célérité et qualité du travail parlementaire ».
L’état de siège examiné en priorité
À l’ouverture de la plénière, les députés ont entamé l’examen du projet de loi portant autorisation de la prorogation de l’état de siège dans certaines parties du territoire national. Déjà adopté en première lecture par le Sénat, ce texte a été examiné article par article, sans débat général, conformément aux usages parlementaires en l’absence du membre du Gouvernement compétent.
La séance a ensuite été marquée par la présentation, par le président de la Commission économique, financière et de contrôle budgétaire (ECOFIN), Guy Mafuta Kabongo, du rapport de la commission mixte paritaire Assemblée nationale-Sénat relatif aux projets de loi sur le contenu local et la sous-traitance dans le secteur privé.
Le rapport a fait état de l’harmonisation des deux textes après la levée de 28 points de divergence concernant le contenu local et de 14 points relatifs à la sous-traitance.
À l’issue des débats, les députés ont adopté les deux projets de loi par 344 voix pour, une contre et aucune abstention pour chacun des textes.
Ces réformes visent à accroître la participation des Congolais aux activités économiques nationales, à promouvoir l’expertise locale, à favoriser le transfert des compétences et à consolider un cadre juridique modernisé de la sous-traitance dans le secteur privé.
Un signal en faveur de la souveraineté économique
Saluant ces votes intervenus à la veille de la célébration du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, Aimé Boji Sangara a estimé que cette adoption constitue une avancée majeure pour le pays.
Le président de l’Assemblée nationale a qualifié ces textes d’« étape majeure vers une économie plus souveraine, inclusive et compétitive », soulignant leur importance dans la promotion de la valeur ajoutée nationale et le renforcement du rôle des entreprises congolaises dans les chaînes de production.
Infos27

