Les équipes engagées dans la riposte contre la maladie à virus Ebola en Ituri ont repris leurs activités lundi 6 juillet, mettant provisoirement fin à la menace de grève qui pesait sur les opérations sanitaires. Ce retour sur le terrain intervient après un compromis trouvé à l’issue de discussions avec les responsables de la riposte, sans pour autant éteindre le différend sur le paiement des prestations.
Les prestataires, qui dénoncent plusieurs mois d’arriérés, affirment avoir accepté de reprendre le travail dans l’intérêt de la lutte contre l’épidémie, tout en maintenant leurs revendications.
« Après nos discussions avec l’Incident Manager, nous avons eu des échanges très approfondis. Nous avons convenu, avec l’ensemble de l’équipe, de reprendre le travail dès ce lundi en attendant la suite », a déclaré leur porte-parole, Jems Losanda, cité par l’ACP.
La reprise des activités ne vaut toutefois pas renoncement. Les prestataires disent avoir remis un mémorandum aux autorités compétentes afin d’obtenir le règlement de leurs créances.
« Nous avons élaboré un mémorandum avec l’équipe de riposte pour réclamer le paiement de nos prestations. Nous rappelons à Monsieur le Gouverneur que nous ne sommes pas encore rémunérés », a insisté Jems Losanda.
Le coordonnateur de la riposte, le professeur Pierre Akilimali, a, pour sa part, appelé les intervenants à préserver l’unité des équipes afin de ne pas fragiliser les efforts engagés contre l’épidémie.
« Nous sommes ici pour combattre l’épidémie, pas pour nous opposer entre nous. S’il y a eu des incompréhensions, elles doivent être résolues rapidement afin de mieux contrôler la situation. Les grèves perturbent nos activités quotidiennes », a-t-il déclaré, avant de lancer : « Travaillons ensemble pour mettre fin à cette épidémie d’Ebola. »
Coordonnée par le ministère de la Santé publique, avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de plusieurs partenaires, la riposte reste confrontée à un défi récurrent : assurer le paiement régulier des agents déployés sur le terrain. Pour les équipes locales, la résolution de cette question est désormais considérée comme une condition essentielle pour garantir la continuité et l’efficacité des opérations visant à interrompre la transmission du virus.
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