Le Fonds forestier national (FFN) hausse le ton contre le Rwanda et l’AFC/M23. Lors d’un point de presse tenu lundi à Kinshasa, son président du conseil d’administration a dénoncé l’exploitation et la coupe illégales des forêts dans les zones occupées de l’Est de la RDC, qu’il considère comme une source de financement du conflit armé. L’établissement public appelle à une mobilisation pour la protection du patrimoine forestier national.
Le Fonds forestier national (FFN) a accusé, lundi, le Rwanda et l’AFC/M23 d’être responsables de l’exploitation illégale des ressources forestières dans les territoires sous leur contrôle dans l’Est de la République démocratique du Congo, dénonçant un « désastre environnemental » qui, selon lui, alimente le conflit armé.
S’exprimant lors d’un point de presse à Kinshasa, le président du conseil d’administration du FFN, Rigobert Kuta, a estimé que les atteintes aux écosystèmes forestiers s’ajoutent au pillage des ressources naturelles dans les zones occupées.
« Nous pointons du doigt, avec la plus grande fermeté, le Rwanda qui est le pays agresseur, agissant avec ses supplétifs terroristes de l’AFC/M23. Cette agression barbare ne se limite pas au pillage de nos ressources minières. Elle engendre un désastre environnemental tout aussi lourd : l’exploitation et la coupe illégales de nos forêts, qui contribuent directement à financer ces guerres criminelles et à alimenter le Génocost », a déclaré M. Kuta.
Le responsable du FFN a affirmé que son établissement entend répondre à cette situation par des actions de restauration des écosystèmes forestiers et de préservation du patrimoine naturel.
« Face à ce piège, le Fonds forestier national répond par l’action et le refus absolu de l’inertie. En restaurant notre patrimoine pour honorer nos morts, nous affirmons que notre terre renaît et que nous soutenons indéfectiblement nos forces armées », a-t-il ajouté.
Infos27

