Face aux dénonciations sur l’exploitation illicite des minerais à Mwenga, dans le Sud-Kivu, le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a promis des enquêtes visant les sociétés mises en cause ainsi que leurs éventuels complices. Saisi par le député national Trésor Lutala, le gouvernement renforce ainsi son offensive contre la fraude minière, dans un contexte marqué par la suspension des activités extractives à Mwenga et Shabunda.
Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des sceaux, Guillaume Ngefa, a annoncé l’ouverture d’enquêtes sur les sociétés soupçonnées d’exploitation illicite des minerais dans le territoire de Mwenga, au Sud-Kivu, à l’issue d’une audience accordée au député national Trésor Lutala, venu dénoncer la persistance de la fraude dans cette importante zone minière de l’est de la République démocratique du Congo.
Au cours de leurs échanges, l’élu a attiré l’attention du ministre sur les activités minières illégales qui, selon lui, privent les populations locales des retombées économiques de leurs ressources tout en alimentant des réseaux de fraude.
« Des enquêtes seront diligentées sur les sociétés mises en cause ainsi que sur les éventuelles complicités afin de lutter efficacement contre la fraude minière », a assuré Guillaume Ngefa, réaffirmant la détermination du gouvernement à faire respecter la loi.
Une zone sous surveillance renforcée
Cette annonce intervient dans un contexte où les autorités congolaises ont considérablement renforcé le contrôle du secteur minier au Sud-Kivu. Par un arrêté signé le 22 mai 2026, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a suspendu pour trois mois toutes les activités minières dans les territoires de Mwenga et de Shabunda.
Cette décision était motivée par la recrudescence de l’exploitation illicite des minerais, notamment de l’or, de l’étain et du coltan, des ressources stratégiques principalement extraites par des mineurs artisanaux.
Dans son arrêté, le ministère des Mines soulignait également l’impact négatif de ces activités sur la sécurité et l’intégrité du territoire national, évoquant notamment leur contribution au financement de projets de déstabilisation des institutions de la République.
Pour assurer l’application de cette mesure, le gouvernement a prévu le déploiement d’une mission de contrôle de l’Inspection générale des Mines, en collaboration avec les services compétents. Celle-ci est chargée de vérifier la régularité des exploitations, d’identifier les responsables des activités illégales, de documenter les infractions constatées et de proposer des mesures correctives.
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