La reddition de 24 combattants du M23 à Katoyi, dans le territoire de Masisi, marque une nouvelle étape dans les opérations de désengagement des groupes armés au Nord-Kivu. Accueillis par les FARDC avec leurs armes, ces ex-rebelles portent à 84 le nombre de combattants ayant abandonné le mouvement depuis juin, selon la 34ème Région militaire, qui appelle les autres insurgés à suivre le même chemin.
Vingt-quatre combattants du mouvement rebelle M23 ont déposé les armes dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 juillet au village de Katoyi, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, en rejoignant les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), a annoncé la 34ème Région militaire.
Selon un communiqué, les ex-combattants se sont rendus avec plusieurs armes individuelles et collectives après avoir décidé de quitter les rangs de la rébellion.
« Ces combattants ont décidé de regagner le camp de la patrie avec plusieurs armes individuelles et collectives suite aux conditions humaines dans lesquelles ils vivaient du côté de la rébellion », a indiqué la 34ème Région militaire.
Cette nouvelle vague de redditions porte à 84 le nombre de combattants du M23 ayant abandonné le mouvement depuis le mois de juin dernier, selon la même source.
Un appel aux autres groupes armés
La hiérarchie militaire s’est félicitée de cette évolution, estimant que plusieurs de ces jeunes avaient été enrôlés contre leur gré.
« La 34ème Région militaire se réjouit de recevoir ces jeunes qui, pour la plupart, étaient pris en otage par les éléments M23/RDF », a déclaré le major Dieudonné Kasereka, chargé de communication de la 34ème Région militaire et porte-parole de la Task Force.
L’officier a invité les combattants appartenant aux autres groupes armés actifs dans l’est du pays à déposer les armes et à rejoindre le processus de reddition afin de contribuer au retour de la paix.
Depuis plusieurs années, l’Est de la République démocratique du Congo est confronté à l’agression rwandaise, selon les autorités congolaises, qui accusent Kigali de soutenir le M23. Cette crise sécuritaire continue d’avoir de lourdes répercussions humanitaires, avec des centaines de milliers de déplacés, des pertes en vies humaines, des violations des droits humains et la destruction d’infrastructures essentielles.
Le conflit affecte également l’économie des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où les activités agricoles, commerciales et minières demeurent fortement perturbées, aggravant la vulnérabilité des populations. Face à cette situation, le Gouvernement congolais poursuit les opérations militaires tout en encourageant les combattants des groupes armés à renoncer à la violence afin de restaurer la paix, l’intégrité territoriale et l’autorité de l’État dans les zones affectées.
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