La riposte institutionnelle s’organise après les violences infligées à des médecins devant l’immeuble du Gouvernement. Réunis au Palais du Peuple, les députés nationaux médecins et le Conseil urbain de l’Ordre des médecins de Kinshasa ont réclamé l’ouverture de poursuites judiciaires contre les responsables de ces actes et appelé l’exécutif à répondre aux revendications du corps médical afin de mettre un terme à la grève et de renforcer les conditions d’exercice de la profession.
Les violences récemment subies par des médecins devant l’immeuble du Gouvernement continuent de susciter de vives réactions. Réunis jeudi au Palais du Peuple, les députés nationaux médecins, regroupés au sein du caucus des médecins de l’Assemblée nationale sous la conduite du député Jean-Marc Mambidi Koloboro, ont reçu une délégation du Conseil urbain de l’Ordre des médecins de Kinshasa, conduite par son vice-président, le Dr Mayi Patrick. Les deux parties ont convenu de réclamer des poursuites judiciaires contre les auteurs de ces actes et de plaider pour une amélioration des conditions de travail des professionnels de santé.
Une concertation après les violences
À l’issue de la rencontre, le Dr Mayi Patrick a indiqué que cette séance de travail avait été organisée à la suite des violences perpétrées contre des médecins devant l’immeuble du Gouvernement. Selon lui, les députés médecins ont souhaité comprendre les circonstances de cette bavure afin d’en tirer toutes les conséquences.
« Les députés médecins, sensibles à cette situation, ont voulu obtenir des explications sur les circonstances de cette bavure et réfléchir aux mesures à prendre pour éviter qu’un tel incident ne se reproduise », a-t-il déclaré.
Cette réunion a permis aux deux délégations d’examiner les voies institutionnelles susceptibles de garantir une meilleure protection du personnel médical dans l’exercice de ses fonctions.
Une exigence de justice
Les échanges ont débouché sur une position commune en faveur de la saisine de la justice afin que les commanditaires comme les exécutants de ces violences répondent de leurs actes devant les juridictions compétentes.
Le vice-président du Conseil urbain de l’Ordre des médecins de Kinshasa a insisté sur la nécessité de sanctions dissuasives.
« Nous demandons que les commanditaires et les exécutants de ces actes répondent de leurs responsabilités. Des sanctions exemplaires sont indispensables pour garantir le respect de la profession médicale », a affirmé le Dr Mayi Patrick.
Cette démarche vise, selon les participants, à prévenir la répétition de tels incidents et à restaurer un climat de confiance entre les professionnels de santé et les institutions publiques.
Au-delà des poursuites judiciaires, les représentants des médecins ont invité le Gouvernement à accélérer l’examen des revendications portées par les syndicats du secteur de la santé. Parmi les principales préoccupations figurent l’amélioration de la rémunération, de meilleures conditions de travail et la mise en œuvre du cahier des charges soumis par les organisations professionnelles.
Le Dr Mayi Patrick a estimé qu’une réponse favorable de l’exécutif contribuerait à mettre fin au mouvement de grève observé dans plusieurs structures sanitaires et à garantir la continuité ainsi que la qualité des soins offerts à la population. Pour le caucus des députés médecins, la protection des praticiens et l’amélioration de leurs conditions d’exercice constituent désormais des priorités qui nécessitent des réponses rapides sur les plans judiciaire, social et institutionnel.
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