La nouvelle campagne de cartographie du sous-sol congolais suscite l’adhésion de Juvénal Munubo. L’ancien député national de Walikale salue le recours à la géophysique aéroportée et aux outils numériques, qu’il considère comme essentiels pour mieux connaître les ressources minières de la RDC. Il rappelle toutefois que cette démarche s’inscrit dans une longue tradition de cartographies géologiques, dont celles de 1951, 1954, 1974, 1976 et 2017.
La République démocratique du Congo engage une nouvelle étape dans la connaissance de son potentiel minier. La campagne de cartographie du sous-sol, annoncée avec le recours à la géophysique aéroportée et à l’intégration des technologies numériques, est saluée par Juvénal Munubo, député national honoraire et ancien élu de Walikale, territoire réputé pour l’importance de ses ressources minières.
Pour cet ancien parlementaire, l’enjeu dépasse la seule production de nouvelles données géologiques. Il s’agit surtout de disposer d’une connaissance actualisée et fiable du potentiel naturel du pays afin d’orienter les décisions publiques, l’investissement et l’exploitation des ressources.
Une connaissance précise des richesses du sous-sol
« Il est important d’avoir une estimation réelle de nos ressources naturelles pour garantir une exploitation en connaissance de cause et au bénéfice de la population et du pays », souligne Juvénal Munubo.
L’ancien élu de Walikale insiste ainsi sur la nécessité de mieux connaître les ressources avant leur exploitation. Une cartographie plus précise doit notamment permettre de mieux identifier les zones à potentiel, d’améliorer la planification minière et de renforcer la capacité de l’État à valoriser son patrimoine naturel.
Le recours à la géophysique aéroportée constitue, dans cette perspective, un outil majeur. Les relevés réalisés depuis les airs permettent de recueillir, sur de vastes superficies, des informations sur les structures géologiques et les caractéristiques du sous-sol, qui peuvent ensuite être croisées avec les données numériques disponibles.
Une histoire cartographique à prolonger
Juvénal Munubo rappelle toutefois que la RDC ne part pas de zéro. Le pays dispose d’un important héritage en matière de recherche et de cartographie géologique.
Il cite notamment les travaux réalisés en 1951 par Cahen et Lepersonne, puis ceux de 1954, 1974, 1976 et 2017 dans le cadre du projet Promines. Parmi ces références figure la « Notice explicative de la Carte des gîtes minéraux du Zaïre », établie en juin 1974 par les géologues du Service géologique du Zaïre, avec l’appui de l’AfricaMuseum et du BRGM, sous la direction de Jacques Lepersonne.
Cette réalisation constitue, selon Munubo, une étape majeure de l’histoire de la connaissance géologique nationale, puisqu’elle représentait une première grande synthèse du territoire après l’indépendance.
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