Le journaliste Stanis Bujakera des rédactions Jeune Afrique et Actualite.CD, a été arrêté vendredi 8 septembre dans la soirée à l’aéroport international de N’djili à Kinshasa alors qu’il s’apprêtait à voyager, selon Steve Wembi, journaliste indépendant, qui avait donné l’alerte en précisant que le journaliste se trouvait dans les locaux de la PNC (Police nationale congolaise).
En réaction, les acteurs des médias en RDC ont, unanimement haussé le ton, pour exiger sa libération sans s’attarder sur le motif de son arrestation.
Ce samedi matin apprend-on, Stanis Bujakera a reçu la visite de ses confrères. Il a quitté les locaux de l’Inspection provinciale de Kinshasa pour SIRCO où il sera auditionné par une commission.
Tout porte ainsi à croire que le journaliste Bujakera est dans les mailles de la justice qui enquête sur l’affaire Chérubin Okende dont le corps a été retrouvé jeudi 13 juillet matin dans sa voiture, criblé de balles.
Dans la foulée, les révélations de Jeune Afrique en ont rajouté aux inquiétudes sur cette enquête qui traîne à livrer ses secrets avec une prétendue note du département intérieur de l’Agence nationale de renseignements (ANR) consultée par JA et datée du 14 juillet. Des enquêteurs de l’ANR ont, selon Jeune Afrique, conclu à une mort par asphyxie. Une thèse réfutée avec arguments à l’appui par le gouvernement, via son Porte-parole, le ministre de la Communication et médias, Patrick Muyaya. Ce dernier, sans atermoiement ni langue de bois, a dénoncé un document « totalement faux, publié dans le but de discréditer » le travail de l’enquête en cours.
Dans les réseaux sociaux, il y a ceux qui présument, sans preuve aucune, Stanis Bujakera comme auteur de ce « faux » rapport attribué à l’ANR.
La Rédaction

