Les élections étant au cœur de la démocratie, leur intégrité demeure cruciale pour garantir un processus juste et transparent. Ainsi, face à la fraude électorale et des dérapages observés dans certaines circonscriptions lors des scrutins de décembre 2023, la Commission Électorale Nationale Indépendante (Céni) a historiquement fait preuve de courage en agissant pour décourager les auteurs d’actes de violence, de vandalisme et de sabotage à l’égard des électeurs, du patrimoine de la Céni et du matériel électoral. Les 82 candidats, parmi lesquels des ministres, des mandataires en fonction et des parlementaires sortants, ont vu leurs suffrages annulés, ce qui est inédit. Cette action exceptionnelle envoie un signal fort et symbolique. Cela signifie que, dorénavant, tricher, frauder ou recourir à la violence entraîne des sanctions. L’annulation des suffrages entreprise par la Céni vise ainsi à crédibiliser le résultat global des élections de décembre 2023.
La Commission Électorale Nationale Indépendante (Céni) a annulé la totalité des suffrages obtenus par 82 candidats, dont certains poids lourds de la vie politique, dans certaines circonscriptions de la République Démocratique du Congo lors des élections législatives, provinciales et communales organisées fin décembre 2023. Cette décision, prise le vendredi 5 janvier soir par la Céni, a été rendue publique samedi dans un communiqué signé par Mme Patricia Nseya, rapporteur de la Centrale électorale. La même décision annule également les élections législatives nationales et provinciales dans les circonscriptions électorales de Masimanimba, dans la province du Kwilu, et de Yakoma, en province de Nord-Ubangui.
Parmi les candidats dont les résultats ont été annulés figurent l’actuel gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka, et trois membres du gouvernement : Didier Manzenga, ministre du Tourisme, Manuanina Nana, ministre déléguée près le président de la République, Antoinette Kipulu, ministre de la Formation professionnelle. On retrouve également des parlementaires, notamment les sénateurs Mabaya Gizi, Evariste Boshab, Victorine Lwese, et des députés nationaux tels que Sam Bokolombe, Nsingi Pululu Pitshou-Cerveau, Willy Bakonga et Colette Tshomba. Une telle mesure inédite conforte l’engagement de l’équipe dirigée par Denis Kadima Kazadi pour un processus électoral transparent, où les failles sont immédiatement prises en compte pour être corrigées. La symbolique de cette décision de la Céni marque une nouvelle ère, celle de la fin de l’impunité en matière d’élections. Cela signifie que la traque contre les fraudeurs et les fauteurs de troubles devient une priorité, comme en témoigne leur implication dans la détention illégale des dispositifs électroniques de vote, le vandalisme des matériels électoraux et l’intimidation des agents électoraux. « Nos serveurs ont pu nous fournir des preuves tangibles de ces actes frauduleux », a affirmé le président de la Céni, Denis Kadima Kazadi, tout en précisant que la commission d’enquête mise sur pied au sein de son institution allait poursuivre son travail.
« Les résultats de la présidentielle non affectés », selon le parti au pouvoir, Udps
La décision de la Céni a suscité de nombreuses réactions, et certains acteurs politiques tentent ainsi de remettre en question les résultats de l’élection présidentielle organisÃ

