Recette de Franck Diongo sur la « crise Candidat président de la République avant de rejoindre Moïse Katumbi, Franck Diongo, leader du Mouvement lumumbiste progressiste (MLP), refuse catégoriquement le verdict de la Cour constitutionnelle concernant le résultat de l’élection présidentielle qui a consacré la victoire du président sortant, Félix Tshisekedi.
Face à ce qu’il considère comme une crise cyclique post-électorale de légitimité des institutions et de leurs dirigeants, Franck Diongo, actuellement en Europe, propose la tenue d’un dialogue inclusif impliquant toutes les couches socio-politiques de la nation, sous l’égide des Nations Unies ou de l’Union Africaine. L’ordre du jour de ce dialogue serait l’organisation d’une transition en vue de préparer des élections crédibles et transparentes dans les plus brefs délais. Il souhaite que ces discussions aient lieu en dehors du pays, avec des composantes clairement identifiées, toutes ayant un statut unique et équivalent. Ces composantes incluraient : l’opposition politique ayant participé au processus électoral avec Moïse Katumbi, l’opposition politique ayant boycotté le processus électoral, dirigée par le Sénateur à vie et ancien Président de la République Joseph Kabila, l’opposition armée avec Corneille Nangaa, la société civile représentée par les confessions religieuses du pays, notamment les églises catholique et protestante, le gouvernement qu’il qualifie de « fait », la diaspora et d’autres mouvements associatifs.
Dans un message à la nation rédigé depuis Paris (France) où il réside actuellement, l’opposant Franck Diongo maintient sa position de résistance en refusant de reconnaître l’évolution politique depuis la dernière élection présidentielle et la prestation de serment du président réélu, Félix Tshisekedi.
Dans son message à la nation, il a déclaré : « L’absence de crédibilité du processus électoral et des résultats des scrutins du 20 décembre 2023 entraîne l’illégitimité de toutes les institutions qui en découlent, et notre Parti, le MLP, refuse de les reconnaître. » Selon lui, il est impératif de repartir de zéro : « Face à cette machination ourdie contre le peuple et à ces fraudes massives planifiées qui humilient la République, il est non seulement impératif que les auteurs et leurs commanditaires répondent de leurs actes devant la justice, mais aussi que ces élections, entachées d’irrégularités, soient purement et simplement annulées pour éviter de plonger le pays dans le chaos. »
Pour le leader du MLP, « le vol électoral démontre clairement la faillite morale et idéologique qu’il faut mettre un terme et changer les choses. » Il estime que la situation nécessite de toute urgence la tenue d’un dialogue inclusif entre toutes les couches socio-politiques de la nation, sous l’égide de l’ONU ou de l’Union africaine, dans le but d’organiser une transition en vue de préparer des élections crédibles et transparentes dans les plus brefs délais.
Selon son schéma, les six composantes de participants seraient : l’opposition politique ayant participé au processus électoral avec Moïse Katumbi, l’opposition politique ayant boycotté le processus électoral avec Joseph Kabila, l’opposition armée avec Corneille Nangaa, la société civile, le gouvernement qu’il qualifie de « fait » représenté par Félix Tshisekedi, la diaspora et les autres mouvements associatifs.
Reconnu pour son rôle actif au sein de l’opposition congolaise, Franck Diongo s’était retiré en faveur de Katumbi dans le cadre d’une dynamique visant à unir l’opposition. Cependant, cette dynamique n’avait pas réussi à rassembler tous les opposants à Félix Tshisekedi derrière une même candidature. Martin Fayulu et Denis Mukwege, deux autres figures de proue de l’opposition, ont poursuivi leur logique en se portant candidats de manière indépendante.
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