La justice transitionnelle est essentielle pour briser le cercle vicieux de la violence persistante en République démocratique du Congo. L’Eglise du Christ au Congo (ECC) insiste sur cette évidence. Lors de sa 62ème session ordinaire du Comité exécutif national, l’ECC a réitéré son appel au Président de la République, Félix Tshisekedi, afin de finaliser la mise en place des mécanismes de justice transitionnelle pour poursuivre les auteurs nationaux et internationaux des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre et des crimes économiques commis en RDC.
La voix forte de l’Eglise du Christ au Congo se joint à celle de nombreuses organisations non gouvernementales et personnalités qui estiment qu’il est temps de mettre en place une stratégie claire pour poursuivre les personnes soupçonnées d’être pénalement responsables de graves violations des droits humains. Pour retrouver ces individus, rien ne sera difficile, notamment grâce à plusieurs rapports, y compris des rapports internationaux tels que le « Rapport Mapping » publié en octobre 2010 par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH), qui a recensé 617 « incidents » graves, la plupart constituant des crimes de masse commis entre 1993 et 2003 en République démocratique du Congo (RDC), préqualifiés de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre.
Récemment le gouvernement de la RDC a présenté deux livres blancs : le premier document produit en 2022, a mis en relief les preuves sur le soutien du Rwanda au groupe terroriste M23 et le second document produit en 2023 a été consacré aux crimes commis par le Mouvement du 23-Mars sur le sol congolais.
L’impunité face aux crimes contre l’humanité, aux crimes de guerre et aux crimes économiques commis en République démocratique du Congo doit absolument prendre fin. Les auteurs actuels et leurs complices d’hier doivent tous répondre de leurs actes. C’est dans ce contexte que l’Eglise du Christ au Congo a réitéré sa demande au Chef de l’Etat de finaliser la mise en place des mécanismes de justice transitionnelle afin de poursuivre les auteurs nationaux et internationaux de ces crimes. Cette demande a été exprimée lors du compte rendu des travaux de la 62ème session ordinaire du Comité exécutif national, qui s’est tenue le dimanche 3 mars 2024 à la Cathédrale du Centenaire protestant à Kinshasa.
La position de l’ECC, en tant que voix influente du pays, est partagée par plusieurs organisations congolaises et personnalités politiques. Il est

