À peine vingt-quatre heures après le sommet conjoint de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) et de la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC), tenu à Dar es Salaam le 8 février 2025 et ayant réaffirmé la nécessité d’un cessez-le-feu immédiat dans l’Est de la République démocratique du Congo, Kigali et ses supplétifs du M23 ont, une fois de plus, fait fi des engagements pris devant la communauté internationale, dénonce le gouvernement de la RDC dans un communiqué de presse. Les bombardements et attaques orchestrés les 9 et 11 février dans les territoires de Lubero, Kalehe et Masisi viennent rappeler, s’il en était encore besoin, que le Rwanda demeure dans une logique belliciste, poursuivant ses objectifs expansionnistes et de pillage des ressources congolaises au prix du sang de populations innocentes.
Une violation de plus, une preuve de trop
L’attaque du 9 février sur la localité de Ndoluma, dans le territoire de Lubero, qui a causé la mort de quatre personnes, dont des civils, et blessé plusieurs autres, n’est que le premier acte d’une nouvelle escalade guerrière. Deux jours plus tard, le 11 février, le M23, appuyé par l’armée rwandaise, a de nouveau frappé à Kanyambi, Ndolama et Tshulo (Nord-Kivu), ainsi qu’à Ihusi et Munanira (Sud-Kivu). Malgré la riposte des Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC), l’ennemi continue de recevoir des renforts depuis le Rwanda, prouvant l’ampleur de l’implication directe du régime de Kigali dans cette guerre injuste.
Cette nouvelle violation manifeste du cessez-le-feu, à peine acte, discrédite davantage les mécanismes diplomatiques mis en place par les organisations régionales et remet en question l’efficacité de l’EAC et de la SADC dans la résolution de la crise sécuritaire en RDC. Pendant que des décisions sont prises en sommet, sur le terrain, la réalité est tout autre : le Rwanda et ses milices continuant de semer la désolation, sous le regard impuissant des instances censées garantir la stabilité régionale.
L’inefficacité des organisations régionales mise à nu
La multiplication des cessez-le-feu systématiquement violés par le Rwanda met à mal la crédibilité des mécanismes mis en place par l’EAC et la SADC pour restaurer la paix dans l’Est de la RDC. Loin de favoriser une désescalade, la passivité de ces organisations face aux agressions répétées de Kigali et du M23 envoie un signal dangereux : celui d’une impunité totale.
Face à cette réalité, l’opinion congolaise s’interroge : combien d’attaques faudra-t-il encore pour que la SADC et l’EAC prennent enfin des mesures fermes contre l’agresseur ? Quel est le poids réel

