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Kinshasa
17 avril, 2026 - 01:48:31
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M23/AFC : L’effondrement d’une imposture

Les masques tombent. Pris au piège de leurs propres contradictions, les terroristes du M23-AFC, instrument docile de Kigali, exposent au grand jour leur supercherie. Pendant des mois, ils ont martelé que Kinshasa refusait obstinément le dialogue. Mais dès que la République démocratique du Congo accepte de s’asseoir à la table des négociations, les voilà qui se dérobent, multipliant les faux-fuyants et les prétextes cousus de fil blanc. La rhétorique est bien rodée : ils invoquent les sanctions européennes frappant leurs dirigeants, crient à l’agression en pointant du doigt de prétendues attaques des FARDC contre leurs positions, et s’engagent dans une fuite en avant indigne d’une organisation qui prétendait plaider une cause politique. En réalité, cette mise en scène grossière ne saurait masquer l’évidence : l’entreprise criminelle du M23-AFC et de son parrain, Paul Kagame, vacille sous le poids de son propre mensonge. Le temps de la duplicité touche à sa fin. L’illusion d’une rébellion légitime ne tient plus face aux faits : il ne s’agit ni d’un mouvement de revendication, ni d’un acteur politique de bonne foi, mais d’une milice au service d’intérêts étrangers, engagé dans une guerre d’agression contre la RDC. Kigali, qui tirait les ficelles en coulisses, se retrouve désormais contraint de composer avec une vérité implacable : nul ne peut éternellement jouer avec le feu sans se brûler.

Il est des stratégies qui, si elles paraissent ingénieuses sur le papier, se retournent parfois contre leurs instigateurs. Paul Kagame et ses supplétifs du M23-AFC en font aujourd’hui l’amère expérience. Persuadés que Kinshasa restait inflexible sur la question du dialogue avec les terroristes qui écument l’Est du pays, ils avaient déjà préparé leurs éléments de langage, pensant pouvoir crier à l’intransigeance congolaise pour justifier la poursuite de leur entreprise criminelle. Mais voilà que le vent tourne. Pris à leur propre piège, les maîtres de la manipulation se retrouvent à court d’arguments.

Car Kinshasa, loin d’être dupe, a démontré une capacité qui force le respect. Loin de la posture belliqueuse que Kigali et ses relais tentent de lui prêter, la République démocratique du Congo a répondu avec habileté en s’ouvrant au dialogue. Non pas qu’il faille se méprendre : il ne s’agit ni d’une faiblesse ni d’une naïveté, mais bien d’une manœuvre réfléchie. En acceptant de s’asseoir à la table des négociations sous l’égide de l’Angola, Kinshasa a vidé de sa substance le plus grand prétexte de Paul Kagame, celui qui lui permettait d’entretenir l’illusion d’un refus du dialogue de la part du gouvernement congolais.

Désormais, c’est le M23-AFC qui se trouve dans une position délicate. Après avoir, des années durant, clamé haut et fort que Kinshasa refusait toute discussion, comment justifier leur propre absence à Luanda ? Comment expliquer cette volte-face soudaine, au moment même où la RDC, en toute transparence, envoie ses experts en sécurité pour répondre à l’initiative diplomatique angolaise ?

La réponse du M23-AFC, servie avec un aplomb pathétique, repose sur des prétextes utilisés : des prétendues attaques des FARDC et des sanctions européennes visant leurs dirigeants. Un argumentaire éculé qui ne trompe plus personne. Car en réalité, cette fuite en avant traduit une fébrilité grandiose. Kagame et ses hommes de main savent que la stratégie du chantage ne fonctionne plus, que Kinshasa maîtrise désormais les règles et joue avec intelligence sur tous les fronts.

Et la position prise par l’AFC/M23 est la même qu’avait prise Paul Kagame qui avait brillé par son absence lorsque l’heure des engagements sérieux avait sonné à Luanda, le 15 décembre 2024, arguant de la nécessité d’un dialogue direct entre Kinshasa et ses marionnettes du M23-AFC. Aujourd’hui, alors que Kinshasa accepte ce dialogue, ce sont justement ces mêmes rebelles qui refusent de venir. Une contradiction flagrante qui en dit longtemps sur la mauvaise foi de Kigali et ses mercenaires.

Dans ce théâtre de manipulations, Kinshasa, elle, avance avec assurance. Fidèle à son engagement pour la paix, elle continue de marquer des points sur la scène diplomatique, désamorçant un à un les pièges que lui tendait son voisin. Et pendant que Kagame et ses complices s’enlisent dans leurs propres contradictions, la RDC, elle, écrit une autre page de son histoire : celle d’une nation qui refuse de se laisser dicter sa destinée par des artifices de déstabilisation extérieure.

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