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Kinshasa
8 novembre, 2026 - 02:47:41
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Le général Ekenge démonte les accusations de ciblage ethnique dans l’armée

La polémique enfle, alimentée par des officines soucieuses de fracturer l’institution militaire à travers le prisme du tribalisme. En réponse, le général-major Sylvain Ekenge, porte-parole des FARDC, a opposé une mise au point sans détour : il n’existe aucun ciblage ethnique au sein de l’armée, seulement l’application rigoureuse de la loi militaire. À ceux qui tentent d’instrumentaliser l’arrestation de certains officiers pour accréditer l’idée d’un traitement discriminatoire, l’état-major réplique par un rappel essentiel : l’armée congolaise n’obéit qu’à la République, et son socle demeure l’unité, non l’origine.

Alors que la République démocratique du Congo fait face à des défis majeurs de souveraineté et d’intégrité territoriale, certains s’emploient, dans l’ombre des réseaux sociaux et dans les replis de la rumeur, à introduire le virus du tribalisme là où il n’a pas sa place : au sein de l’armée. Depuis plusieurs jours, une polémique artificiellement enflée accuse les autorités militaires de « cibler » des officiers généraux dits swahiliphones, notamment en lien avec des arrestations récentes dans les rangs des FARDC. Une narration pernicieuse, rejetée avec fermeté et méthode par les autorités.

Lors d’un briefing presse tenu mardi 3 juin, le général-major Sylvain Ekenge, porte-parole des Forces armées de la RDC (FARDC), n’a pas mâché ses mots. Aux côtés du ministre de la Communication, Patrick Muyaya, le Général est monté au front pour répondre à ce qu’il a qualifié de « faux débat », agité à dessein par ceux qui, selon lui, cherchent à « distiller le poison de la division ».

« La rigueur s’applique à tout militaire qui a choisi de servir sous le drapeau. Aucun officier n’est poursuivi pour son origine. Il s’agit d’infractions individuelles, traitées avec toute la diligence requise par la justice militaire », a-t-il tranché.

Une polémique sans fondement

Depuis l’arrestation ou la mise en cause de plusieurs officiers dans des affaires disciplinaires ou pénales, des voix — parfois anonymes, parfois issues de milieux notoirement hostiles au pouvoir de Kinshasa — ont tenté de présenter ces procédures comme un acharnement ciblé contre une catégorie d’officiers, désignés comme appartenant à un même espace linguistique. Une manœuvre grossière, si l’on en croit les explications des autorités militaires, qui y voient la main des mêmes activistes qui, ces derniers mois, ont cherché à saper les fondements de l’unité nationale, souvent depuis des sphères proches de la désinformation organisée.

« L’actuel chef d’état-major général des FARDC est lui-même swahiliphone. Il en va de même pour ses deux prédécesseurs. Cette seule réalité suffit à balayer l’idée même d’un quelconque ciblage ethno-linguistique », a rappelé le Général Ekenge, visiblement déterminé à ne rien laisser passer.

Une tentative de fracture institutionnelle

Le ministre Patrick Muyaya a pour sa part évoqué une tentative délibérée de déstabilisation. Selon lui, « les auteurs de cette polémique veulent inoculer le poison de la division au sein même de l’armée, institution qui incarne le mieux l’unité républicaine et la défense collective de la nation ».