Dans un geste fort de crédibilité et de cohérence, la République démocratique du Congo a officialisé, le 17 juin 2025, la signature du Mémorandum des politiques économiques et financières (MPEF) par les ministres des Finances et du Budget. Ce document stratégique, clé de voûte des discussions à venir avec le Fonds monétaire international, marque une avancée décisive dans la consolidation des réformes engagées. À l’heure où le pays amorce un nouveau cycle gouvernemental, cette initiative traduit une volonté politique affirmée de renforcer la gouvernance, stabiliser le cadre macroéconomique et restaurer la confiance des partenaires internationaux.
La République démocratique du Congo vient de franchir une étape décisive dans le cadre de son partenariat avec le Fonds monétaire international. Mardi 17 juin 2025, au Centre financier de Kinshasa, les ministres congolais des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, et du Budget, Aimé Boji Sangara, ont signé conjointement le Mémorandum des politiques économiques et financières (MPEF), en présence des membres de la Troïka politique. Ce document stratégique constitue la base de discussion avec le FMI, en vue de la tenue du prochain Conseil d’administration prévu le 2 juillet.
Ce mémorandum formalise les engagements du Gouvernement dans le cadre du programme soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC), tout en réaffirmant la volonté politique de maintenir le cap des réformes. Il s’agit d’un document de référence, élaboré de manière interinstitutionnelle, qui fixe les objectifs macroéconomiques, budgétaires et structurels à atteindre au cours des prochains mois.
À cette occasion, les ministres Fwamba et Boji ont exhorté leurs administrations respectives, en collaboration avec la Banque Centrale du Congo (BCC), à accélérer la mise en œuvre des actions requises pour répondre aux attentes du FMI avant la fin du mois de juin. L’objectif : achever à temps les mesures préalables à la revue du programme et assurer la crédibilité des engagements pris.
Dans un contexte de ralentissement économique mondial et d’exigence accrue de rigueur dans la gestion publique, Kinshasa cherche à renforcer la confiance de ses partenaires internationaux. Cette dynamique repose notamment sur une meilleure discipline budgétaire, l’optimisation de la mobilisation des recettes internes, la rationalisation des dépenses publiques et le respect des plafonds de financement monétaire.
La signature du MPEF intervient à un moment charnière de la vie institutionnelle du pays, marqué par l’installation du nouveau gouvernement et une volonté affirmée de relancer la machine économique. Elle augure d’un second semestre placé sous le signe de la consolidation macroéconomique et de l’efficience dans la conduite des politiques publiques.
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