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Kinshasa
19 avril, 2026 - 23:21:27
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[Edito] Fermer la porte aux prétextes

En recevant samedi 21 juin les responsables des Églises catholique et protestante, le président Félix Tshisekedi n’a pas simplement prêté une oreille polie à une initiative morale née hors des cercles institutionnels. Une manière de montrer que la République ne se construira pas sur des états d’âme, mais sur des engagements clairs, partagés, et arrimés à l’État de droit.

Depuis trois mois, la démarche conjointe de la CENCO et de l’ECC, aussi louable qu’elle se veuille, est présentée comme une solution interne à la crise congolaise. Mais face à une insécurité à la fois enracinée et instrumentalisée, les bons sentiments ne suffisent pas. L’Est du pays n’a que trop souffert des diagnostics partiels et des proclamations impuissantes. Ce que le président de la République attend aujourd’hui, ce sont des relais solides, capables d’accompagner sans travestir la volonté politique d’en finir avec les justifications qui alimentent, sous couvert de causes communautaires, la prise d’armes et la trahison nationale.

En décidant la création d’un cadre de travail commun, Tshisekedi n’endosse pas l’ensemble du projet porté par les Églises : il en canalise les intentions, les confronte aux réalités du terrain, et surtout, les inscrit dans une stratégie globale qui allie l’écoute à l’autorité régalienne. Le message est clair : plus personne ne pourra, demain, prétendre n’avoir pas été entendu pour justifier sa participation à l’effondrement de l’État.

C’est une logique de fermeté dans l’ouverture que poursuit le chef de l’État. Déterminé à faire tomber les derniers masques de la duplicité, Félix Tshisekedi ne laisse plus de place ni à l’ambiguïté, ni à la manipulation. Toutes les voies sont explorées – diplomatique, militaire, économique, et désormais morale – pour tarir les sources de violence, mais aussi pour ôter tout prétexte à ceux qui pactisent avec l’ennemi ou financent les rébellions en invoquant la détresse du peuple.

Si l’histoire devait retenir quelque chose de cette rencontre entre foi et pouvoir, ce n’est pas tant la solennité du geste, que la volonté politique d’en finir avec l’impunité sous couvert de causes sacrées. La paix ne se mendie pas : elle se construit. Et le temps de la République qui s’excuse est désormais clos.

Infos27

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