88.18 F
Kinshasa
18 avril, 2026 - 19:02:59
Image default
CoopérationFlash InfosLa unePolitiqueSécurité

À Washington, la RDC et le Rwanda signent la paix : « un nouveau chapitre d’espoir » selon Donald Trump

Dans une capitale américaine à nouveau en posture de faiseur de paix, la diplomatie a triomphé du fracas des armes. À Washington, la République démocratique du Congo et le Rwanda ont posé, sous l’égide des États-Unis, du Qatar et de l’Union africaine, les jalons d’une paix attendue depuis trois décennies. Ce vendredi 27 juin 2025, l’Histoire s’est écrite dans la solennité du Département d’État, puis s’est incarnée quelques heures plus tard dans les mots forts du président Donald Trump, qui a salué « un nouveau chapitre d’espoir » pour l’Afrique des Grands Lacs. À ses côtés, la ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, a porté haut la voix d’un peuple meurtri mais résilient, appelant à une « paix réelle, vécue, partagée, construite avec nous ». Porté par la volonté politique, ce pacte inédit veut mettre fin aux violences à l’Est de la RDC, protéger les civils et permettre le retour des réfugiés. Il consacre aussi une vision : celle d’un avenir possible, où coopération et souveraineté remplacent la défiance.

C’est un moment qui fera date dans les annales de la diplomatie africaine et internationale. Vendredi 27 juin, dans l’intimité feutrée du 7ᵉ étage du Département d’État américain, la République démocratique du Congo et le Rwanda ont signé un accord de paix historique, mettant officiellement fin à trois décennies d’hostilités meurtrières. Au centre de cette avancée décisive : les États-Unis, le Qatar, l’Union africaine — et la volonté inflexible d’hommes et de femmes décidés à rompre avec le cycle de la violence.

Quelques heures plus tard, à la Maison-Blanche, le président américain Donald Trump a reçu les ministres des Affaires étrangères des deux pays. Devant la presse et sous le regard d’un parterre de diplomates, il a salué « un nouveau chapitre d’espoir, d’harmonie, de prospérité et de paix », se disant prêt à accueillir en juillet les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame pour « jeter les bases d’un nouveau partenariat régional durable ».

Une diplomatie de conviction

La ministre d’État, cheffe de la diplomatie congolaise, Thérèse Kayikwamba, n’a pas caché son émotion lors de la cérémonie. Son discours a traversé la salle comme une onde silencieuse de vérité.

« Nous réaffirmons une vérité simple : la paix est un choix, mais aussi une responsabilité – celle de respecter le droit international, de défendre les droits humains et de protéger la souveraineté des États », a-t-elle affirmé avec force, en rendant hommage aux présidents Trump et Tshisekedi pour « leur leadership exemplaire ».

Elle a également salué l’implication décisive de l’émir du Qatar, du président João Lourenço d’Angola, du facilitateur togolais Faure Gnassingbé, et du président de la Commission de l’Union africaine.

Mais c’est en s’adressant directement aux populations congolaises, en particulier celles de l’Est, que la ministre a donné toute sa dimension humaine à cet accord. « Ce moment ne fera pas disparaître la douleur, mais il peut commencer à restaurer ce dont le conflit a privé de nombreuses femmes, hommes et enfants : la sécurité, la dignité et le sens de l’avenir. »

Trump, Rubio et la “paix possible”

Très engagé depuis le début du processus, Donald Trump a tenu à souligner le rôle moteur de son administration dans cette percée diplomatique. Aux côtés de son conseiller principal pour l’Afrique, Massad Boulos, et du secrétaire d’État Marco Rubio, il a mis l’accent sur la responsabilité collective : « Ce jour est merveilleux. Il ne doit pas seulement être un symbole, mais le point de départ d’une dynamique durable. »

L’accord, signé par les ministres Thérèse Kayikwamba pour la RDC et Olivier Nduhungirehe pour le Rwanda, sous le regard des diplomates du Qatar et du Togo, prévoit des mesures concrètes : désengagement des forces armées, retour sécurisé des déplacés et réfugiés, mécanisme de suivi, et engagement bilatéral à ne plus soutenir de groupes armés.

Côte à côte, les deux ministres ont échangé une poignée de main – geste sobre mais historique – sous les applaudissements nourris des délégations.

Loin des effets d’annonce, Thérèse Kayikwamba a insisté : « Cet accord n’est pas l’objectif final. C’est un point de départ. Ce qui compte maintenant, c’est que nous le protégions et que nous prouvions – à notre peuple et au monde – que même dans une région marquée par de profondes cicatrices, la dignité et la coopération peuvent prévaloir. »

Une nouvelle ère ?

Dans les jours qui viennent, les présidents Tshisekedi et Kagame devraient se rendre à Washington pour définir, avec le soutien de l’administration Trump, la feuille de route d’une coopération régionale élargie, allant de la sécurité à l’intégration économique.
« Nous sommes les aînés de l’humanité », a conclu la ministre. « Nous avons le devoir de construire des ponts pour une humanité victorieuse. »

L’histoire jugera. Mais ce 27 juin 2025, à Washington, le monde a vu, peut-être, la fin d’une guerre oubliée et le début d’une paix espérée.

Infos27

ça peut vous intéresser

Laisser un Commentaire

Infos27.CD utilise des cookies pour améliorer votre expérience utilisateur. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter En Savoir Plus