Dans un contexte national marqué par un chômage endémique des jeunes et une marginalisation persistante des filières techniques, Jean-Pierre Kezamudru, vice-ministre de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté, a lancé un appel clair et vigoureux, samedi 5 juillet à Kinshasa, en faveur de la revalorisation de l’enseignement technique comme outil central de transformation socio-économique. S’exprimant lors de la conférence « The Future », il a dénoncé les préjugés qui pèsent sur ces filières, mis en lumière l’impasse d’une éducation théorique déconnectée du réel, et plaidé pour un changement de paradigme : former des bâtisseurs capables de créer leur propre emploi, et non des demandeurs désabusés. Face à l’ampleur des défis structurels – déficit d’éducation de base, faible attractivité des métiers manuels, manque de soutien institutionnel –, son intervention apparaît comme un acte de lucidité politique, mais aussi de foi en une jeunesse congolaise qu’il appelle à se réapproprier la dignité du travail et l’autonomie productive.
C’est une voix forte et lucide qui s’est élevée samedi 5 juillet à Kinshasa pour défendre une révolution silencieuse mais déterminante : celle de la formation technique et professionnelle. Jean-Pierre Kezamudru, vice-ministre de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté, a livré un plaidoyer vibrant en faveur de ce secteur, souvent relégué au second plan dans les politiques publiques, mais qui, selon lui, détient les clés d’un avenir productif pour la jeunesse congolaise.
Intervenant lors de la conférence « The Future », organisée à l’hôtel Hilton de Kinshasa, le vice-ministre a captivé son auditoire dans un panel sobrement intitulé : « L’éducation comme matrice du futur congolais : former des bâtisseurs, pas des suiveurs ». Un titre manifeste d’une ambition claire : faire de l’éducation un outil de transformation sociale, et non un simple rite académique.
Une bataille contre les préjugés
« Il est plus facile de créer de l’emploi à travers l’enseignement technique », a-t-il martelé d’entrée, dénonçant une perception tenace : celle qui cantonne ces filières à des élèves dits « moins doués ». « C’est une erreur dramatique », a insisté Kezamudru. « L’enseignement technique est un moteur puissant de développement. »
Loin de se contenter de slogans, le vice-ministre a appelé à un changement structurel et culturel, soulignant que l’un des blocages majeurs réside dans la faiblesse de l’éducation de base. « On ne peut pas parler de formation professionnelle sans s’assurer que chaque enfant sait lire, écrire et calculer. » La base, selon lui, conditionne l’édifice.
Des créateurs, pas des quémandeurs
Dans un pays où le chômage des jeunes dépasse les 70 %, le message de Jean-Pierre Kezamudru résonne comme une injonction à revoir les priorités éducatives. « Nous devons former des créateurs d’emplois, pas des quémandeurs de postes », a-t-il affirmé. Il a ainsi mis en avant le potentiel transformateur des filières techniques, capables de générer des revenus dès le cursus en cours. « Un jeune inscrit dans une formation technique peut commencer à travailler, à gagner sa vie, bien avant d’avoir un diplôme en poche. »
Le vice-ministre a indiqué que son département travaille à l’élargissement des bourses d’études pour les filières techniques et à la valorisation sociale de ces parcours. Une démarche qu’il inscrit dans la vision plus larg

