Lorsque la patrie vacille, les clivages politiques s’effacent. Dans un rare moment d’unité nationale, la coalition d’opposition Lamuka se range sans équivoque derrière la dynamique de paix engagée à Doha, saluant la signature d’une déclaration de principes entre le Gouvernement congolais et les délégués de l’AFC/M23. Loin des joutes partisanes, ce geste rappelle que, face au péril commun, les patriotes n’ont qu’un seul camp : celui de la République. Pour Lamuka, il ne saurait y avoir de paix sans vérité, ni de réconciliation sans justice — une position ferme, mais résolument constructive, au service de l’intérêt supérieur de la Nation.
La coalition politique congolaise Lamuka a salué, dans un communiqué publié dimanche, la signature à Doha d’une déclaration de principes entre les représentants du Gouvernement de la République démocratique du Congo et ceux de l’AFC/M23, considérée comme une étape décisive vers la conclusion d’un accord de paix global. Le mouvement d’opposition a également exprimé sa reconnaissance aux gouvernements du Qatar et des États-Unis pour leur implication active dans le processus.
« Lamuka exprime sa reconnaissance aux Gouvernements du Qatar et des États-Unis d’Amérique pour leur engagement et leur contribution active à l’avancement de ce processus », peut-on lire dans ce document signé par Jean-Félix Nsenga, premier vice-président de la coalition.
Tout en se félicitant de cette avancée, Lamuka insiste sur la nécessité d’inclure, dans l’éventuel accord final, des éléments fondamentaux pour garantir une paix durable et véritablement inclusive. Parmi ceux-ci, la coalition cite la mise en œuvre intégrale de la Résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies, notamment ses points 2 et 4, qui exigent le retrait immédiat du M23 des zones occupées – notamment Goma, Bukavu et les routes stratégiques – et le démantèlement des administrations parallèles illégitimes instaurées par les rebelles.
Le point 4 de cette résolution appelle également au retrait, sans conditions préalables, de la Force de défense rwandaise du territoire congolais, dont la présence est régulièrement dénoncée par Kinshasa comme un appui militaire au M23, ce que Kigali continue de démentir.
En outre, la justice pour les crimes commis à l’Est de la RDC est présentée comme une exigence non négociable : « Il s’agit de garantir la vérité, la réparation et la réconciliation », souligne le communiqué.
Lamuka réaffirme par ailleurs son attachement à l’unité nationale, estimant que seule la cessation effective des hostilités et l’organisation d’un véritable dialogue inclusif entre toutes les forces vives de la Nation permettront de restaurer la paix. À ce titre, la coalition apporte son soutien à l’organisation d’un dialogue national inclusif, sous la médiation conjointe de la CENCO et de l’ECC, avec la facilitation de l’Union africaine.
Ce positionnement intervient alors que les pourparlers menés à Doha sous l’égide du Qatar, en étroite coordination avec les États-Unis, la CIRGL et l’ONU, suscitent un regain d’espoir quant à une désescalade durable dans l’Est de la RDC, en proie à des violences chroniques depuis plus de trois décennies.
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