Intégrité territoriale, souveraineté nationale, primauté de la Constitution : les lignes rouges de Kinshasa scrupuleusement respectées dans la Déclaration de principes signée à Doha. C’est le message sans ambiguïté martelé par le vice-Premier ministre congolais de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, lors d’un briefing presse spécial retransmis en direct sur la RTNC, lundi 21 juillet. Refusant toute interprétation polémique, il a insisté sur le caractère non négociable de ces garanties, qui structureront le futur accord de paix actuellement en cours de rédaction. Dans un climat de méfiance et de vigilance accrue de l’opinion, cette sortie entend réaffirmer la ligne de fermeté du gouvernement tout en misant sur la pédagogie. Le vice-Premier ministre a également précisé que la restauration de l’autorité de l’État passe par la suppression des administrations parallèles et la réinstallation intégrale de l’État dans les zones sous occupation. Alors que les discussions doivent aboutir dans un délai de dix jours, Kinshasa affiche sa détermination à faire aboutir un processus de paix sans concession sur l’essentiel.
Lors d’un briefing presse spécial retransmis en direct sur la RTNC, lundi 21 juillet, le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani, est revenu en détail sur les grandes lignes de la Déclaration de principes signée à Doha entre le gouvernement congolais et les délégués de l’Alliance Fleuve Congo/M23, insistant sur les garanties fondamentales encadrant le processus de paix engagé. Il a tenu à rassurer l’opinion sur le strict respect des « lignes rouges » de Kinshasa, notamment l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale, en affirmant que « l’accord de principe en a tenu compte ». « La Constitution de la République démocratique du Congo fait partie des textes de base qui vont être utilisés pour la rédaction de l’accord de paix », a-t-il précisé.
Cette déclaration s’inscrit dans la volonté du gouvernement de restaurer la confiance avec une population éprouvée par des années de conflit dans l’Est du pays. Interrogé sur la restauration de l’autorité de l’État dans les zones sous occupation, Jacquemain Shabani a souligné que cela ne se limitera pas à un simple redéploiement administratif, mais constituera une réaffirmation concrète de la souveraineté nationale, avec la suppression des administrations parallèles « sources de confusion » et de déstabilisation du système de gestion publique. « Cela va être réparé par la restauration », a-t-il insisté.
Le vice-Premier ministre a par ailleurs annoncé que les représentants de la RDC et de la coalition M23-AFC retourneront à Doha dans huit jours pour poursuivre les négociations en vue de la signature prochaine de l’accord de paix. « Si tout va bien, un accord de paix pourrait être signé dans les mois à venir », a-t-il déclaré, soulignant que la crise sécuritaire trentenaire est aujourd’hui mieux explicitée et comprise, notamment grâce à l’accord signé à Washington le 27 juin 2025 entre la RDC et le Rwanda. Ce dernier établit des mécanismes clés pour la paix, tels que le Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité, le Comité de surveillance conjointe et le Cadre d’intégration économique régionale, qui visent à mettre fin au soutien aux groupes armés, garantir la transparence des opérations et développer la coopération économique régionale.
Jacquemain Shabani a rappelé que les discussions engagées à Doha ne sont pas un acte isolé. Elles font suite à une série d’initiatives, notamment la rencontre de mars entre les prés

