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21 janvier, 2026 - 02:20:56
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Procès Constant Mutamba : reprise prévue ce 23 juillet devant la Cour de cassation

Accusé de détournement de fonds publics, l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, comparaît ce mercredi devant la Cour de cassation à Kinshasa. Initialement reporté à la demande de la défense, le procès s’annonce sensible, tant les accusations — détournement de 19 millions de dollars, société écran, soupçon de fraude — cristallisent les tensions. L’intéressé dénonce un complot politique, tandis que son parti, la NOGEC, crie à la cabale.

Reporté à la demande de ses avocats lors de la première audience, le procès de l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, reprendra ce mercredi 23 juillet devant la Cour de cassation. Poursuivi pour détournement de fonds publics, l’ex-membre du gouvernement est au cœur d’une affaire qui ne cesse d’alimenter les débats politiques et judiciaires en République démocratique du Congo.

Ses conseils avaient sollicité un délai supplémentaire afin d’examiner en profondeur les pièces du dossier et préparer une défense qu’ils annoncent solide. Un report qui n’a pas manqué d’alimenter la controverse, certains observateurs dénonçant une manœuvre dilatoire, tandis que les proches de Mutamba y voient un simple besoin de rigueur juridique.

Avant la reprise du procès, le parti politique de l’accusé, la Nouvelle Organisation Générale des Élus Congolais (NOGEC), a dénoncé un « complot politique » visant à « nuire à son leader ». Dans une lettre adressée au président de la République pour annoncer sa démission, Constant Mutamba avait lui-même évoqué cette machination. « Je vous remets ce jour, non sans regret, ma démission pour faire face à ce complot politique », écrivait-il, clamant son innocence et dénonçant des opposants déterminés à freiner les réformes qu’il avait lancées.

À la tête du ministère de la Justice, Mutamba avait notamment initié la construction d’une prison à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo. Or, selon le procureur général, les 19 millions de dollars initialement alloués à l’indemnisation des victimes du conflit dit de la guerre des Six Jours à Kisangani auraient été détournés vers ce projet.

Le parquet soutient également que la société désignée pour réaliser les travaux, Zion Construction, est une société écran dépourvue d’existence juridique réelle. « Cette entreprise n’a jamais construit ne serait-ce qu’une cabane », avait affirmé le procureur lors de la première audience, jetant un doute sur la légitimité de cette adjudication.

Ce procès, très attendu, sera scruté de près tant par les milieux politiques que par la société civile, soucieuse de voir la justice agir avec impartialité.

Infos27

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