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Kinshasa
16 avril, 2026 - 19:25:51
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Kinshasa serre la vis pour « restaurer la discipline » : aucun officier des FARDC ne peut quitter la RDC

Une décision extrême pour conjurer l’inimaginable ? L’interdiction faite à tous les officiers de quitter le territoire national apparaît comme une réponse ferme à une série d’interpellations qui secouent la haute hiérarchie militaire. Mais derrière cette décision, une question demeure : vise-t-elle seulement à prévenir la fuite de suspects, ou à neutraliser un réseau dont certains indices laissent entrevoir l’ombre d’un complot ? Selon des confidences recueillies en coulisses, certains officiers auraient reconnu des faits lourds de conséquences. Le régime, lui, affiche sa sérénité et entend aller « jusqu’au bout » pour faire éclater la vérité et restaurer la discipline.

Dans une décision sans précédent, le chef d’état-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le général Jules Banza Mwilambe, a ordonné l’interdiction immédiate de sortie du territoire à tous les officiers supérieurs de l’armée, « jusqu’à nouvel ordre ».

L’instruction, communiquée aux états-majors, vise à empêcher tout mouvement suspect alors que la haute hiérarchie militaire traverse une zone de turbulences inédite.

Cette mesure drastique intervient dans un climat de défiance après l’interpellation, ces derniers jours, de plusieurs officiers accusés de lâcheté devant l’ennemi dans les provinces du Nord et Sud-Kivu en janvier 2025. Mais le dossier prend une tournure plus sombre : certaines arrestations pourraient révéler un complot d’une ampleur insoupçonnée.

Un verrou posé sur la haute hiérarchie

Le signal le plus frappant est venu le 17 juillet, avec l’arrestation à Kinshasa du général Franck Ntumba, chef de la maison militaire du président Félix Tshisekedi. Si les motifs exacts n’ont pas été communiqués, son interpellation coïncide avec une série d’enquêtes internes destinées à comprendre l’effondrement des lignes de défense dans l’Est.

Mais le nom qui fait trembler les allées du pouvoir est celui du général d’armée Christian Tshiwewe Songesha, ancien chef d’état-major général et actuel conseiller militaire du président. Selon des informations confirmées par le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, l’officier serait soupçonné d’avoir planifié l’élimination physique du chef de l’État.

Le silence des autorités, le choc de l’opinion

Ni la Présidence ni l’armée n’ont confirmé publiquement ces accusations, mais la déclaration d’Augustin Kabuya a donné un relief saisissant à ce qui n’était jusque-là qu’une rumeur : « L’officier n’a pas nié les faits lors de son audition », a-t-il affirmé. Des propos qui résonnent comme une bombe dans un pays déjà fragilisé par la guerre à l’Est et qui interrogent sur l’étendue des fractures internes.

Un complot ou un front intérieur ?

Ces révélations soulèvent une question vertigineuse : s’agit-il d’un simple acte isolé ou du prolongement d’un agenda de déstabilisation ? Alors que la RDC combat une agression attribuée au Rwanda via le M23/AFC, la thèse d’une collusion interne hante désormais les esprits. Ou bien s’agit-il de la résurgence d’un front intérieur, nourri par des ambitions contrariées, des rivalités au sommet et des alliances politiques souterraines ?

Pour l’heure, les services de sécurité observent un mutisme absolu, laissant place à toutes les spéculations. Mais une certitude s’impose : le climat est électrique. Chaque mouvement, chaque rumeur amplifie l’inquiétude. Le président Tshisekedi est-il réellement en sécurité ? Qui, au cœur même de l’appareil sécuritaire, pourrait vouloir précipiter la chute du régime ?

Alors que la justice militaire poursuit ses investigations, le pays retient son souffle. Le procès des officiers interpellés pourrait lever le voile sur un scandale d’État aux répercussions incalculables.

Infos27

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