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14 mai, 2026 - 20:58:33
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Procès Mutamba : absence des témoins de la défense, audience renvoyée au 6 août

L’audience tant attendue du procès de Constant Mutamba devant la Cour de cassation, lundi 4 août, s’est ouverte sans les témoins de la défense. Parmi les absents figurait la Première ministre Judith Suminwa, citée pour éclairer les débats. Ce contretemps a poussé les avocats du prévenu à solliciter un renvoi, accordé pour le mercredi 6 août.

Attendu pour livrer ses témoins, le banc de la défense a dû composer avec un imprévu majeur : aucun d’eux n’a répondu à l’appel. En revanche, les témoins du ministère public étaient présents, renforçant l’impression d’un déséquilibre procédural.

Poursuivi pour un présumé détournement de 19 millions de dollars liés à la construction d’une prison, Constant Mutamba plaide son innocence. Ses avocats insistent sur la régularité du processus décisionnel et le rôle politique des institutions dans ce projet.

Des experts entendus malgré tout

En l’absence des témoins-clés, la Cour a entendu deux experts techniques. Christian Kalume, représentant de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP), a reconnu que le contrat en question, bien que soumis en principe à un appel d’offres international, pouvait être conclu de gré à gré. Il a également rappelé qu’un marché devient tacitement validé après dix jours sans objection formelle.

Cependant, l’expert a pointé une irrégularité majeure : le paiement de plus de 50 % d’un projet sans réalisation physique constatée. Une affirmation que la défense a vivement contestée, estimant que Kalume avait exprimé des opinions personnelles plutôt qu’une analyse impartiale.

Un point marqué pour la défense

Le second expert, issu du ministère des Infrastructures, a livré un témoignage décisif pour la défense. Il a confirmé qu’un projet de construction d’une prison pouvait relever du ministère de la Justice, notamment lorsqu’une décision émane du Conseil des ministres. « Le ministère des Infrastructures n’est pas toujours compétent dans ce cas », a-t-il déclaré, ajoutant que son département avait été associé tardivement.
La défense a saisi l’occasion pour rappeler un précédent : la prison de Saké, érigée sous la responsabilité de l’ancienne ministre de la Justice Rose Mutombo, sans recours au ministère des Infrastructures.

Prochain rendez-vous le 6 août

Cette précision a été perçue par les avocats de Constant Mutamba comme un argument clé pour leur thèse : la procédure suivie n’était pas illégale. L’affaire, qui tient en haleine l’opinion publique, sera de nouveau appelée mercredi 6 août pour l’audition des témoins de la défense, dont la Première ministre, attendue comme figure centrale.

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