Six groupes armés signataires du processus de paix d’Aru 2, dont la FPIC, la FRPI, la CODECO, Chini ya Tuna, MAPI et d’autres factions engagées pour la stabilité de la province de l’Ituri, ont lancé un appel solennel, lundi 11 août 2025, à la Convention pour la Révolution Populaire (CRP) dirigée par Thomas Lubanga. Ils exhortent cette milice à abandonner la lutte armée et à rejoindre sans délai le processus de paix en cours.
Cet appel a été relayé par Muno Munobi, chargé de liaison entre les groupes armés signataires et le gouvernement congolais, à l’issue d’une réunion stratégique avec la 32e région militaire. Il a salué l’engagement des FARDC pour la paix, tout en réaffirmant la volonté de la FRPI de contribuer à la stabilité de l’Est du pays.
« La FRPI, depuis la signature de son accord avec le gouvernement congolais, reste déterminée à soutenir les FARDC dans la voie de la paix », a déclaré Muno Munobi. Il a critiqué la CRP pour ses actions perturbatrices et accusé également les ADF et certains groupes Maï-Maï de maintenir l’insécurité.
« L’Ituri a trop souffert. Le peuple mérite désormais de vivre en paix. Nous, les groupes armés signataires, sommes résolus à défendre l’espoir d’un avenir meilleur », a-t-il affirmé, tout en lançant un avertissement : les groupes qui refusent de rejoindre la paix feront face à une réponse ferme de ceux déjà engagés dans la réconciliation.
Muno Munobi a appelé la CRP et les autres milices à « revenir à la raison » avant qu’il ne soit trop tard. « Mais si certains persistent dans la violence, nous serons obligés de conjuguer le verbe frapper.»
Il a conclu en adressant un message de réconfort à la population : « Nous comprenons votre douleur. Mais restez calmes. Le vent du changement souffle. L’Ituri ne doit plus souffrir davantage. L’heure de la paix a sonné.»
Cet appel intervient alors que les efforts de réintégration des ex-combattants se poursuivent, appuyés par les autorités provinciales, la MONUSCO et des partenaires locaux, dans le but de tourner définitivement la page des conflits dans cette province meurtrie.
Justin Mupanya, correspondant à Beni

