À Kinshasa, la sécurité des scrutins dépasse la simple organisation logistique : c’est un enjeu technologique majeur. Samedi 20 septembre, le Président de la CENI, Denis Kadima Kazadi, a inspecté le Centre des opérations de sécurité, site stratégique où l’équipe informatique surveille en continu les systèmes électoraux. Depuis décembre 2023, ce centre fonctionne 24h/24 et 7j/7, détectant et neutralisant les cyberattaques visant les données sensibles des électeurs et les résultats des scrutins. À travers cette visite, Denis Kadima Kazadi a rappelé que vigilance, anticipation et investissement dans du matériel de pointe sont essentiels pour garantir l’intégrité des élections et la confiance du public.
Samedi 20 septembre 2025, le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), Denis Kadima Kazadi, a visité le Centre des opérations de sécurité de la Centrale électorale à Kinshasa. Ce site, créé en décembre 2023, constitue le cœur technologique de la CENI. Son rôle : surveiller en permanence les systèmes informatiques, détecter les anomalies et répondre immédiatement aux incidents de sécurité.
« Une faille, même minime, pourrait être mal interprétée par les parties prenantes et l’opinion publique. Il est impératif de maintenir un dispositif de sécurité efficace et réactif », a déclaré Denis Kadima Kazadi, rappelant l’importance d’anticiper les intrusions pour protéger l’intégrité des scrutins.
Des attaques informatiques constantes
Le centre fonctionne 24h/24 et 7j/7, collectant des données sensibles telles que l’identité des électeurs et les résultats des élections. Les attaques informatiques sont fréquentes et sophistiquées : lors des élections des 19 et 20 décembre 2023, la CENI a enregistré pas moins de 3 422 tentatives de pénétration. « Ces attaques visent souvent à semer la confusion ou à altérer les résultats », souligne le Président de la CENI.
Pour y faire face, une équipe de techniciens spécialisés assure un suivi constant et des interventions immédiates, garantissant ainsi la fiabilité des systèmes et la confiance du public.
Des contraintes techniques et financières à surmonter
Au cours de sa visite, Denis Kadima Kazadi a évoqué les défis liés aux infrastructures : alimentation électrique instable, matériel parfois insuffisant et besoins constants de mise à jour face à l’évolution des menaces. « Les auteurs de ces attaques innovent sans cesse. Nous devons rester vigilants et à la hauteur de ces défis », a-t-il insisté.
Le Président a également souligné la nécessité d’investir dans du matériel de pointe et de renforcer les compétences des équipes techniques, véritables gardiens de la cybersécurité électorale.
Vigilance et confiance : les piliers de la CENI
Cette inspection, qualifiée de routine, illustre la priorité donnée par la CENI à la sécurité informatique et à la protection des données électorales. Selon Denis Kadima Kazadi, garantir la cybersécurité, c’est avant tout préserver la confiance des citoyens et de l’opinion publique dans le processus électoral : « La vigilance, combinée à des investissements technologiques et à l’expertise humaine, reste la meilleure réponse aux menaces modernes pesant sur notre démocratie », conclut-il.
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