Alors que l’Assemblée nationale est ébranlée par des accusations de gestion opaque visant son président et plusieurs membres de son bureau, les députés honoraires décident de hausser le ton. Réunis au sein d’un comité de suivi, ils ont convié, ce lundi 22 septembre, l’ensemble des anciens parlementaires au Palais du peuple. Objectif : peser collectivement pour obtenir une rencontre avec le premier vice-président de l’institution et exiger le paiement des avantages qui leur sont dus. Face à des frais de fonctionnement débloqués au compte-goutte par le gouvernement et prioritairement affectés aux députés en exercice et aux administratifs, les anciens élus dénoncent une mise à l’écart persistante. Lassés de voir leurs mémos et demandes d’audiences rester sans réponse, ils brandissent désormais la menace d’actions plus musclées, dont un sit-in au Palais du peuple ou devant le ministère des finances. Une fronde qui intervient dans un climat institutionnel déjà tendu.
Dans l’ombre des polémiques visant la gestion financière du Bureau de l’Assemblée nationale, une autre contestation s’organise. Les députés honoraires, regroupés au sein d’un comité de suivi, dénoncent l’absence de prise en compte de leurs droits sociaux et financiers. Lundi 22 septembre, ils ont invité leurs pairs au Palais du peuple afin d’harmoniser leur position et d’obtenir audience auprès du premier vice-président de l’institution.
« Le comité de suivi fait ce qu’il faut pour obtenir le paiement de SESOPA, mais la libération des frais de fonctionnement de l’Assemblée nationale par le gouvernement se fait à compte-goutte. Et quand ça arrive, le Bureau priorise les primes des députés actifs et des administratifs. Aux députés honoraires, on demande d’attendre », déplore un ancien élu.
Des revendications anciennes, restées sans réponse
Les ex-parlementaires rappellent avoir multiplié les mémos et les demandes d’audience adressés au président de l’Assemblée, sans résultat. Leur patience semble désormais épuisée. Pour beaucoup, cette situation symbolise le traitement inégal réservé à ceux qui ont contribué, hier encore, à l’édification de l’institution.
« Les droits des honoraires ne sauraient être relégués au second plan. Nous avons servi la nation et nous ne demandons qu’un minimum de respect », insiste un autre membre du comité.
Vers des actions de contestation
Face à l’impasse, l’option d’une Assemblée générale est désormais envisagée pour décider d’« actions fortes ». Parmi celles-ci, un sit-in au Palais du peuple ou devant le ministère des finances figure en première ligne.
Cette montée de tension intervient dans un contexte institutionnel fragilisé par la contestation croissante de la gestion du Bureau. En associant la question de leurs droits à cette crise plus large, les députés honoraires espèrent accroître la pression et obtenir gain de cause.
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