À l’heure où la République démocratique du Congo cherche à redéfinir sa place dans l’économie mondiale, Kinshasa a choisi la tribune onusienne pour afficher ses ambitions. En marge de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations unies, cinq mémorandums d’entente ont été signés, lundi 22 septembre, entre la RDC, plusieurs entreprises américaines et des acteurs de la diaspora congolaise réunis au sein du Forum des intellectuels congolais de l’étranger (FICE). Ces engagements couvrent des secteurs stratégiques – de l’aéronautique au gaz, en passant par l’inclusion financière et la formation – et illustrent la volonté de rapprocher le pays des standards internationaux d’investissement. Julien Paluku Kahongya, ministre du commerce extérieur, a porté cette offensive diplomatique et économique, avant de participer à un panel de haut niveau sur le corridor de Lobito, présenté comme un projet intégrateur d’infrastructures et de développement régional.
À New York, lundi 22 septembre, la RDC a renforcé sa diplomatie économique en signant cinq mémorandums d’entente avec des entreprises américaines et la diaspora congolaise réunie au sein du Forum des intellectuels congolais de l’étranger (FICE), en marge de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations unies.
Ces partenariats couvrent des domaines variés – coopération commerciale aéronautique, inclusion financière, exploitation du gaz, conseil en affaires et éducation entrepreneuriale. « La RDC s’engage à offrir aux investisseurs un environnement propice, grâce au code des investissements et aux opportunités des Zones économiques spéciales », a déclaré Julien Paluku Kahongya, ministre du commerce extérieur, en assurant du soutien de l’État congolais à ces initiatives.
La séquence new-yorkaise a également donné lieu à une table ronde organisée par le Corporate Council on Africa, consacrée au corridor de Lobito. Ce projet, soutenu par l’Union européenne et les États-Unis, relie l’Angola, la RDC et la Zambie, avec l’ambition de transformer cette voie ferrée en un véritable axe de développement pour l’Afrique centrale et australe.
« Le corridor de Lobito ne doit pas être perçu comme une simple infrastructure de transport, mais comme un programme intégré alliant énergie, digitalisation, nouvelles technologies et formation des compétences », a insisté Julien Paluku, appelant les partenaires financiers à s’engager durablement.
En s’affichant à la fois sur le terrain des partenariats économiques bilatéraux et sur celui des grands projets régionaux, la RDC entend démontrer sa capacité à conjuguer diplomatie et attractivité. Pour Kinshasa, l’Assemblée générale de l’ONU ne se limite plus aux déclarations politiques : elle devient aussi un espace stratégique où se nouent les alliances de demain.
Infos27

