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20 avril, 2026 - 03:31:26
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Joseph Kabila condamné à la peine de mort pour complicité avec le M23-AFC

En une décision historique, la Haute Cour militaire de Kinshasa a prononcé, mardi 30 septembre 2025, la peine capitale à l’encontre de l’ancien président Joseph Kabila Kabange. Jugé par contumace pour sa participation et sa complicité avec la coalition rebelle M23-AFC, il est désormais confronté à la plus lourde sanction jamais infligée à un ancien chef d’État en République démocratique du Congo. Ce verdict inédit illustre la volonté de l’État congolais d’affirmer sa souveraineté et de rendre la justice indépendante des puissances étrangères. Il intervient alors que l’est du pays, riche en minerais, est dévasté par plus de trois décennies de conflits armés, exacerbés depuis début 2025 par les offensives du M23 soutenu par le Rwanda. Au-delà de la sanction, ce jugement envoie un message clair : la responsabilité des dirigeants face aux crimes de guerre et aux mouvements insurrectionnels ne relève plus de l’impunité.

La Haute Cour militaire de la République démocratique du Congo a rendu, mardi 30 septembre 2025, un verdict sans précédent : l’ancien président Joseph Kabila, absent du pays et jugé par contumace, est condamné à la peine de mort pour crimes de guerre, trahison et organisation d’un mouvement insurrectionnel, en lien avec le M23-AFC. La décision inclut l’« arrestation immédiate » de l’ex-chef d’État.
Selon la cour, Kabila aurait exercé un rôle direct dans les hostilités, organisant à Goma et Bukavu « de véritables réunions d’état-major » et procédant à des « inspections dans des centres d’instruction » des rebelles. Il est décrit comme « le chef incontesté de tous les mouvements rebelles qu’a connus le pays depuis la rébellion de Mutebusi ».

La Haute Cour militaire a cependant précisé qu’elle ne se prononçait pas sur les allégations concernant la nationalité de Kabila, renvoyant cette question au gouvernement. Elle a également refusé la mise sous séquestre de ses biens, estimant que les infractions reprochées ne prévoient pas de confiscation.
L’accusation avait présenté des éléments établissant la collusion présumée de Kabila avec le Rwanda et la légitimation des actes du M23-AFC, provoquant une large indignation au sein de la population congolaise. Le procès, qui s’est déroulé sur plusieurs mois, reposait sur des discours publics de Kabila et le témoignage d’un proche du M23. Les parties civiles avaient demandé la reprise de l’instruction afin de produire de nouveaux témoins, mais ceux-ci ne se sont finalement pas présentés.

Ce jugement intervient dans un contexte de violence accrue dans l’est de la RDC, où le M23, soutenu par Kigali, a pris le contrôle de Goma et Bukavu en début d’année. Il marque un tournant dans la justice congolaise et dans la responsabilisation des anciens dirigeants face aux crimes de guerre et aux mouvements insurrectionnels, envoyant un signal fort sur la souveraineté de l’État et la lutte contre l’impunité.

Infos27

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