89.98 F
Kinshasa
14 mai, 2026 - 20:50:57
Image default
Flash InfosLa uneProvincesSécurité

Ituri : La MONUSCO condamne l’escalade de la violence dans le territoire de Djugu

La nuit du 2 au 3 octobre a replongé l’Ituri dans l’horreur. Treize morts, dont des déplacés, des milliers de personnes en fuite, et de nouveaux affrontements entre groupes armés rivaux : le territoire de Djugu reste pris dans une spirale de violence qui défie toutes les initiatives de paix. Face à ce scénario qui se répète depuis des années, la MONUSCO hausse le ton. La mission onusienne condamne ce nouvel épisode sanglant et met en garde contre de graves violations du droit international humanitaire. Tout en exprimant sa solidarité avec les victimes, elle appelle les autorités congolaises à rendre justice et à briser l’impunité. Mais derrière la fermeté des mots, une question persiste : dans une province minée par les rivalités communautaires, les promesses de protection des Casques bleus peuvent-elles réellement contenir la fureur des armes ?

La Mission des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a fermement condamné l’escalade des violences qui secoue à nouveau le territoire de Djugu, en Ituri. Le 2 octobre, des affrontements entre combattants de la Coopérative pour le développement du Congo (CODECO) et membres du groupe armé Zaïre ont fait treize morts, dont plusieurs déplacés internes, près de la localité de Maze, à une quinzaine de kilomètres au sud-est de Djugu.

Dans la nuit qui a suivi, des tirs attribués à des hommes armés non identifiés ont retenti à Gina, à 30 kilomètres de Bunia, provoquant le déplacement d’environ 2 500 civils. Ces derniers ont trouvé refuge dans l’enceinte de la base onusienne, où les Casques bleus ont organisé des patrouilles pour sécuriser la zone.

« La MONUSCO a renforcé sa présence dans les zones sensibles de l’Ituri, intensifiant ses patrouilles et coordonnant ses actions avec les Forces armées de la RDC », a déclaré Vivian van de Perre, représentante spéciale adjointe du secrétaire général des Nations unies et cheffe par intérim de la mission. Elle a rappelé que de tels actes pouvaient constituer de graves violations du droit international humanitaire et des droits humains.

La mission exhorte les groupes armés à respecter les engagements pris dans l’accord de paix d’Aru II et à mettre fin aux hostilités visant les populations civiles. Elle appelle également les autorités congolaises à diligenter une enquête impartiale et à traduire les responsables devant la justice.
Depuis plusieurs années, l’Ituri est l’épicentre de violences récurrentes liées à des rivalités communautaires et à la lutte pour le contrôle des ressources. La militarisation des sites de déplacés et la persistance de l’impunité entretiennent un climat d’insécurité chronique. Si la MONUSCO multiplie ses appels à la paix et ses patrouilles, les populations locales, elles, continuent de payer un lourd tribut aux affrontements.

Infos27

ça peut vous intéresser

Laisser un Commentaire

Infos27.CD utilise des cookies pour améliorer votre expérience utilisateur. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter En Savoir Plus