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Mémoire et devoir : Félix Tshisekedi place le Génocost au cœur d’un engagement intergénérationnel

Le compte-rendu du Conseil des ministres du 3 octobre 2025, présenté par Patrick Muyaya, ministre de la Communication et médias et porte-parole du gouvernement, a mis en avant une exigence centrale du président Félix Tshisekedi : faire du Génocost un narratif national assumé par tous les Congolais. Loin d’un simple exercice diplomatique, cette démarche s’inscrit dans une stratégie de vérité, de justice et de non-répétition, visant à inscrire dans la mémoire universelle les massacres et crimes de masse qui ont endeuillé la République démocratique du Congo depuis les années 1990. Le chef de l’État exhorte ainsi ses compatriotes à transformer cette tragédie en socle de résilience et de dignité, en bannissant tout discours de haine et en l’intégrant jusque dans le système éducatif, de la maternelle à l’université.

La 61ᵉ réunion du Conseil des ministres, présidée vendredi 3 octobre 2025 par le chef de l’État à la Cité de l’Union africaine, a été marquée par un plaidoyer renouvelé en faveur de la reconnaissance internationale du Génocost. Patrick Muyaya, ministre de la Communication et médias et porte-parole du gouvernement, a livré le compte-rendu de cette session, insistant sur la vision présidentielle : faire de cette mémoire blessée un patrimoine collectif.

« Notre pays porte dans sa mémoire collective une tragédie d’une ampleur inédite, qualifiée de Génocost », a rappelé Félix Tshisekedi. Les massacres, crimes de masse et violences systématiques des années 1990 ont coûté la vie à des millions de Congolais, brisant des familles et détruisant le tissu social et économique. Depuis la loi n°22-65 du 26 décembre 2022, la date du 2 août est consacrée Journée nationale du Génocost.

Mais pour le président, il ne s’agit pas seulement de commémorer. « Les plaidoyers pour la reconnaissance internationale du Génocost ne doivent pas se limiter à la réparation des victimes et des survivants. Ils sont avant tout un appel à la vérité, à la justice et à la non-répétition », a-t-il insisté. Ce combat, déjà porté à Genève lors de la 60ᵉ session du Conseil des droits de l’homme ou encore à New York en marge de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations unies, doit devenir l’affaire de tous.

Félix Tshisekedi a ainsi exhorté les Congolais à « porter la flamme de mémoire et de vérité afin que notre histoire ne soit jamais effacée ni instrumentalisée ». Le Génocost, a-t-il martelé, « ne doit pas être vécu comme un fardeau, mais comme un socle de dignité et de résilience, éclairant l’avenir de notre nation ».

Dans cette perspective, le gouvernement veut inscrire durablement cette mémoire dans la vie nationale. Une stratégie de vulgarisation du narratif du Génocost dans les quatre langues nationales est en cours, et le président a chargé les ministres de l’Éducation, de la Formation professionnelle et de l’Enseignement supérieur de travailler ensemble pour intégrer cette histoire dans les programmes scolaires, de la maternelle à l’université.

En confiant au système éducatif cette mission de transmission, l’exécutif entend transformer le Génocost en repère civique et identitaire. Ainsi, pour le chef de l’Etat, cette reconnaissance ne saurait être l’affaire d’un seul homme, ni du seul gouvernement, mais bien un devoir collectif et intergénérationnel.

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