78.69 F
Kinshasa
29 avril, 2026 - 20:36:13
Image default
AnalysesFlash InfosLa unePolitique

Ewanga qualifie la réunion de Nairobi de « non-événement » : « Kabila appartient au passé »

Depuis Arusha, où il séjourne pour une mission de travail, Jean‑Bertrand Ewanga, président national du Front citoyen pour la République (FCR), balaie d’un revers la réunion des opposants tenue à Nairobi, qualifiée de « non‑événement ». Pour cet acteur de l’Union sacrée, les personnalités recrutées à la solde du Rwanda, visant à pérenniser les pillages et les crimes dans l’Est de la RDC, n’ont aucune proposition concrète et se livrent uniquement à la diversion. Jean‑Bertrand Ewanga appelle ainsi à la consolidation des acquis de Félix Tshisekedi, en matière de routes, d’aéroports et d’universités. Il rejette toute complaisance avec les relais des forces hostiles à la souveraineté nationale et plaide pour une « mobilisation totale » derrière les FARDC, tout en soutenant la stratégie diplomatique du chef de l’État, notamment la main tendue à Kigali formulée à Bruxelles.

En séjour à Arusha dans le cadre d’une mission de travail, Jean‑Bertrand Ewanga ne ménage pas ses mots. Mercredi, le président national du Front citoyen pour la République (FCR), formation membre de l’Union sacrée de la nation, a livré une mise au point cinglante sur la réunion des opposants convoquée à Nairobi : « Ce sont les mêmes artisans, nous savons ce qu’ils ont toujours fait. Ils n’apportent pas une innovation quelconque », affirme‑t‑il, concluant à « un non‑événement ».

Pour Ewanga, la portée politique de la rencontre est nulle. « C’est une démonstration d’un système finissant », insiste‑t‑il, pointant des personnalités qu’il décrit comme « sans idéal politique » et « opportunistes ». Selon lui, certains dirigeants de l’opposition jouent désormais le rôle de « chiens de chasse », utiles temporairement aux ennemis de la RDC, pour figurer dans le décor politique mais voués à être abandonnés lorsque l’intérêt l’exige.

Le propos est à la fois une attaque morale et un affichage de confiance. Ewanga écarte l’hypothèse d’un retour en force de Joseph Kabila et de ses proches : « Joseph Kabila et sa bande appartiennent au passé », clame‑t‑il, en se référant à l’absence d’écho populaire après la condamnation judiciaire de l’ex‑président. « Il n’y avait aucune manifestation au pays. Même pas de son parti qui n’a pas d’assise », observe‑t‑il, pour en tirer la conclusion que les Congolais « ont compris que plus question de distraction : nous allons de l’avant ».

Ce constat nourrit un double message : assurer la stabilité politique — par le soutien inconditionnel aux forces armées — et légitimer l’action du président Félix Tshisekedi sur le terrain des réalisations publiques. Ewanga égrène ainsi une liste de travaux « sans égal » en matière d’infrastructures routières, d’aéroports et d’universités, qu’il érige en preuve tangible d’un redressement national.

La dimension régionale n’est pas oubliée. Saluant le discours du chef de l’État à Bruxelles lors du Global Gateway Forum, Ewanga met en avant la main tendue stratégique à Paul Kagame, président rwandais, comme la voie prioritaire vers une désescalade et la coopération régionale. Pour lui, l’option diplomatique prônée par Kinshasa, alliée à une posture ferme contre les compromis politiques avec des groupes armés, est « la meilleure » et relève d’un « devoir patriotique » : « ne jamais trahir le Congo, quel qu’en soit le prix ».

Sur la question sécuritaire, sa rhétorique est résolue. Il appelle à une « mobilisation totale derrière notre armée, les FARDC », et salue la combativité des « jeunes Wazalendo ». Il ajoute, de façon provocatrice, que « s’ils aiment la guerre, ils auront la guerre » ; formule destinée à dissuader toute provocation susceptible de raviver les conflits.

Sur le plan diplomatique, Ewanga affirme son soutien à l’initiative de Washington, qu’il juge capable d’apporter la paix. « Nous sommes fatigués des leçons de l’Occident », nuance‑t‑il cependant, invitant les Congolais à « prendre leurs responsabilités ». Il va jusqu’à suggérer que le retour à des élections ou à un dialogue véritable dépendra d’abord du rétablissement d’un climat de paix durable : « il y aura élection et dialogue que lorsque la paix va revenir au pays ».

Infos27

ça peut vous intéresser

Laisser un Commentaire

Infos27.CD utilise des cookies pour améliorer votre expérience utilisateur. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter En Savoir Plus