À Nairobi, la rencontre autour de Joseph Kabila n’a, selon Moise Moni Della, jamais représenté l’opposition congolaise dans son ensemble. Ce dernier, figure historique de la résistance au Kabilisme et rescapé des violences de septembre 2016, souligne qu’il s’agissait avant tout d’une tentative de réactivation du Front commun pour le Congo (FCC), affaibli et inopérant après la condamnation à mort de son ancien leader. Pour Moni Della, l’opposition congolaise demeure plurielle et autonome, avec l’UDPS et ses alliés en première ligne dans la défense des droits et de la souveraineté nationale. Il met en garde contre les stratégies visant à détourner la conscience nationale, en rappelant la nécessité de soutenir le Camp de la Nation (CANA) pour résister à toute ingérence extérieure, notamment rwandaise.
La réunion organisée autour de l’ancien président Joseph Kabila à Nairobi n’est, selon Moise Moni Della, qu’une initiative interne au Front commun pour le Congo (FCC), élargi à quelques figures de l’opposition, et non un rassemblement de l’opposition congolaise dans son ensemble.
« L’opposition en soi est plurielle et multiforme. Personne n’a le monopole pour engager tous les acteurs », a rappelé Moni Della, soulignant que Kabila tente de « réactiver sa plate-forme FCC », qui était devenue inopérante et incapable même de mobiliser lors de la condamnation de son chef à la peine de mort. « Certains jeunes du PPRD essaient de parler de Kabila dans les médias, tandis que les caciques historiques rasent les murs », note-t-il.
Rescapé des massacres du 19 septembre 2016 et bénéficiaire d’une liberté provisoire obtenue grâce à l’intervention de la Cenco, Moni Della rappelle les violences systématiques du régime de Kabila et met en lumière la différence avec la gestion de l’opposition sous le gouvernement de Félix Tshisekedi. « L’UDPS et ses alliés ont résisté avec vigueur, rigueur et panache. Kabila, ancien président fugitif, amorphe et condamné à mort, ne mérite pas le leadership de l’opposition », affirme-t-il.
Tenant compte des enjeux politiques, sécuritaires et économiques actuels, il appelle les Congolais à rejoindre le Camp de la Nation (CANA), composé de ceux qui refusent la « colonisation rwandaise par procuration ». « Ce qui se passe ailleurs se passe en RDC, mais ce qui se passe en RDC ne se passe nulle part ailleurs », conclut-il, insistant sur la vigilance et la mobilisation pour préserver la souveraineté nationale.
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