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2 juin, 2026 - 00:15:50
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Dialogue intercongolais : Dodo Kamba alerte sur les failles du « Pacte Social » de l’ECC-CENCO

Le « Pacte Social » proposé par les Églises catholique et l’Église du Christ au Congo (ECC) pour structurer le dialogue intercongolais présente plusieurs ambiguïtés et insuffisances selon le Conseil Interreligieux Congolais (CIC). Polysémie des termes, déséquilibres géographiques, lacunes méthodologiques et risques diplomatiques figurent parmi les points soulevés par les experts. L’absence de reconnaissance explicite de l’agression de la RDC par le Rwanda et le flou sur la protection des acquis constitutionnels alimentent également les critiques. L’évêque Dodo Kamba, pilote du CIC, plaide pour un dialogue transparent et inclusif et propose la mise en place d’une commission « Vérité et Réconciliation », fondée sur la réparation et le pardon, afin d’offrir au peuple congolais une paix durable et une stabilité nationale renforcée.

Le Conseil Interreligieux Congolais (CIC), dirigé par l’évêque Dodo Kamba, a examiné avec attention le « Pacte Social » présenté par les Églises catholique et ECC dans le cadre du dialogue intercongolais. Selon le CIC, qui s’est exprimé mardi à Kinshasa, le document comporte plusieurs failles et ambiguïtés susceptibles de compromettre la clarté et l’efficacité du processus.

Parmi les principaux points soulevés, les experts dénoncent la polysémie de termes clés, tels que « Pacte social » ou « Grands Lacs », pouvant générer des malentendus stratégiques. L’absence de reconnaissance explicite de l’agression de la RDC par le Rwanda via le M23 et le déséquilibre géographique dans l’analyse sécuritaire — centrée sur l’Est au détriment d’autres foyers de tension — constituent également des limites importantes.

Le CIC souligne également l’absence de références claires aux acquis constitutionnels fondamentaux, tels que l’inviolabilité des frontières, la légitimité de l’ordre constitutionnel et le rôle du Chef de l’État. Sur le plan méthodologique, les experts pointent l’imprécision dans la composition du Secrétariat technique, le mode de sélection controversé des experts et les pouvoirs excessifs accordés à certains organes.

D’autres ambiguïtés concernent la diplomatie religieuse, qui pourrait se confondre avec la diplomatie étatique en l’absence d’un mandat clair. Les experts alertent enfin sur le risque de rejet du processus par des parties prenantes insuffisamment impliquées et sur la portée géopolitique mal définie, susceptible de diluer les priorités nationales dans une logique sous-régionale peu maîtrisée.

Face à ces constats, l’évêque Dodo Kamba insiste sur la nécessité de clarifier les objectifs et la méthodologie du dialogue et plaide pour la création d’une commission « Vérité et Réconciliation », fondée sur la réparation et le pardon. Il exhorte toutes les forces vives du pays à saisir cette opportunité pour offrir au peuple congolais la tranquillité et consolider la paix et la cohésion nationale.

Infos27

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