Un tête-à-tête décisif s’est tenu mardi 21 octobre entre Jean-Pierre Bemba, vice-Premier ministre en charge des Transports et président de la Task Force RDC–Chine, et l’ambassadeur chinois Zhao Bin. À l’agenda : la relance d’une série de projets structurants, allant du barrage de Tshala 2 à la création d’usines pharmaceutiques, en passant par la digitalisation de la douane et l’ouverture d’une ligne aérienne directe entre Kinshasa et Pékin. Ces discussions marquent une nouvelle étape dans la coopération sino-congolaise voulue par le président Félix Tshisekedi, qui ambitionne d’ancrer le partenariat avec Pékin dans une logique de développement industriel, d’autonomie énergétique et de désenclavement économique.
Le vice-Premier ministre, ministre des Transports, voies de communication et désenclavement, Jean-Pierre Bemba, a reçu en audience l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République populaire de Chine, Zhao Bin. La rencontre s’inscrivait dans le cadre du suivi des engagements de la Task Force RDC–Chine, créée pour renforcer les échanges économiques et accélérer la mise en œuvre des projets d’intérêt commun.
Selon des sources au ministère, les échanges ont porté sur plusieurs projets stratégiques à fort impact pour l’économie congolaise. Parmi eux, le barrage hydroélectrique de Tshala 2, couplé à la construction d’une cimenterie, occupe une place centrale dans le dispositif énergétique et industriel du pays. Ce projet vise à soutenir la production locale de matériaux de construction et à répondre aux besoins croissants en énergie, condition essentielle à la relance du secteur manufacturier.
Autre chantier majeur : la création de deux usines pharmaceutiques en République démocratique du Congo. Ce projet, piloté avec l’appui technique et financier chinois, doit permettre de réduire la dépendance du pays aux importations de médicaments et de renforcer la capacité nationale de production dans le domaine de la santé publique.
Le dialogue entre Kinshasa et Pékin a également porté sur la digitalisation de la douane congolaise, un axe essentiel de modernisation de l’administration publique et de lutte contre les flux illicites. Cette réforme numérique vise à accroître la transparence, à faciliter les échanges commerciaux et à stimuler les recettes publiques.
Enfin, les deux parties ont évoqué l’ouverture prochaine d’une ligne aérienne directe entre la RDC et la Chine, destinée à dynamiser les flux économiques, touristiques et culturels entre les deux pays. Ce projet, porté par le ministère des Transports, symbolise la volonté commune de désenclaver le pays et d’ouvrir de nouvelles perspectives de mobilité pour les opérateurs économiques comme pour les citoyens.
L’instauration de la Task Force RDC–Chine, rappelle-t-on, répond à la vision du président Tshisekedi de repositionner le partenariat sino-congolais sur des bases mutuellement avantageuses. L’objectif est clair : faire de la coopération avec Pékin un levier concret de développement, en privilégiant les projets à impact rapide dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures, de la santé et du numérique.
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