C’est un rappel à l’ordre qui sonne comme une exigence d’État. Lors de la 64ᵉ réunion du Conseil des ministres, tenue vendredi 24 octobre à Kinshasa, le président Félix Tshisekedi a insisté sur la nécessité de restaurer la cohérence et la coordination des missions officielles de la République démocratique du Congo à l’étranger. Trop souvent, des déplacements ministériels ou institutionnels échappaient à la diplomatie congolaise, fragilisant la lisibilité de la politique extérieure du pays. En rappelant que les ambassades sont les prolongements de la souveraineté nationale, le chef de l’État veut mettre fin à l’improvisation et réaffirmer l’autorité de l’État à l’extérieur. Une démarche qui s’inscrit dans sa vision d’une gouvernance plus efficace, plus ordonnée et résolument tournée vers le rayonnement du Congo sur la scène internationale.
Le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a présidé à la Cité de l’Union africaine la soixante-quatrième réunion ordinaire du Conseil des ministres. Le compte rendu, lu par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, a mis en lumière deux axes majeurs de la communication présidentielle, dont le premier portait sur la coordination des missions officielles à l’étranger.
Le chef de l’État a rappelé la nécessité d’impliquer systématiquement les ambassades et missions diplomatiques congolaises dans toute activité officielle menée hors du territoire national. Ces représentations, a-t-il souligné, sont « les prolongements de la souveraineté nationale au-delà de nos frontières » et constituent les garantes de la cohérence de la politique étrangère de la RDC.
Désormais, aucune mission officielle à l’étranger ne pourra être entreprise sans information préalable du ministère des Affaires étrangères, ni sans la participation active de la mission diplomatique du pays d’accueil.
Le président Tshisekedi a insisté sur le rôle pivot du ministère dirigé par la ministre d’État aux Affaires étrangères, chargée de la Coopération internationale, de la Francophonie et de la Diaspora congolaise, qui devra mettre en place un dispositif formel de suivi et de communication entre Kinshasa et les postes diplomatiques à travers le monde.
Cette mesure vise à renforcer la coordination institutionnelle, à éviter les chevauchements d’initiatives et à optimiser la visibilité de l’action gouvernementale sur la scène internationale.
Elle s’inscrit dans la stratégie plus large du président Tshisekedi de doter la diplomatie congolaise d’une architecture solide, alignée sur les priorités nationales et les engagements internationaux du pays.
Pour le porte-parole du gouvernement, cette décision traduit « la volonté du chef de l’État d’assurer une diplomatie cohérente et moderne, au service des intérêts stratégiques de la nation ».
Dans un contexte de repositionnement de la RDC en Afrique et dans le monde, cette discipline institutionnelle apparaît comme un levier essentiel de crédibilité et d’efficacité diplomatique.
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