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8 décembre, 2025 - 03:31:27
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Cyber-harcèlement, misogynie, atteinte à la vie privée : Thérèse Kayikwamba engage la riposte juridique

Dans un pays traversé par la guerre et les manipulations de toutes sortes, la ministre d’État des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, refuse de plier face à la diffamation. Cible depuis plusieurs jours d’une campagne de désinformation aux relents sexistes, la cheffe de la diplomatie congolaise a choisi de riposter, non par la colère, mais par le droit. Dans une déclaration ferme publiée vendredi 7 novembre à Kinshasa, elle annonce avoir mandaté le cabinet ALTIUS, basé à Bruxelles, pour engager des poursuites judiciaires pour diffamation et atteinte à la vie privée contre Pero Luwara, opérant depuis la Belgique et responsable de la chaîne CPL TV, Emmanuel Banzunzi, dirigeant de la chaîne Bishop National en Suède, ainsi que le site CongoIntelligence.com. « J’assume pleinement ma responsabilité de protéger mon enfant, de préserver ma famille et de poursuivre, avec sérénité, l’exercice de mes fonctions », affirme-t-elle. Derrière les attaques visant à souiller son intimité et à ébranler sa crédibilité, c’est la tentative d’affaiblir la voix d’une femme d’État dans un moment crucial pour la souveraineté nationale. Face à la meute numérique, la ministre oppose la rigueur juridique et le courage politique.

Depuis plusieurs jours, les réseaux sociaux se sont transformés en arènes de diffamation où s’étalent des propos mensongers visant Thérèse Kayikwamba Wagner. Vidéos truquées, insinuations perfides, attaques sur sa vie privée : la ministre d’État dénonce « des propos mensongers, diffamatoires et attentatoires à [sa] dignité et à celle de [sa] famille ». Ce qu’elle qualifie de « souillure d’un moment d’intimité et de joie » ne relève plus de la simple curiosité publique : il s’agit, dit-elle, d’une stratégie délibérée pour la décrédibiliser et affaiblir son autorité dans l’exercice de ses fonctions diplomatiques.

Plutôt que de céder à la pression, la ministre a choisi la voie de la justice. Elle a mandaté le cabinet ALTIUS, basé à Bruxelles, pour engager des poursuites pour diffamation contre les auteurs présumés de ces campagnes, opérant notamment en Belgique, en Suède et aux États-Unis. Parmi les noms cités : Pero Luwara, responsable de la chaîne CPL TV, et Emmanuel Banzunzi, de Bishop National. Les procédures viseront aussi les plateformes ayant relayé et monétisé ces contenus mensongers.

Le combat d’une femme, symbole d’intégrité publique

Au-delà de sa personne, Thérèse Kayikwamba Wagner inscrit son action dans « le combat de toutes les femmes contre les violences, physiques ou verbales, et contre les propos injurieux et sexistes qui persistent dans nos sociétés ». Son message résonne comme un cri du cœur dans un espace public souvent hostile aux femmes de pouvoir. « Aucune femme, publique ou non, ne devrait voir son corps ou sa vie privée transformés en champ de bataille », écrit-elle.

Dans un contexte où la République démocratique du Congo affronte la guerre et la souffrance de millions de ses citoyens, la ministre dit refuser de se laisser détourner de l’essentiel : la défense de la souveraineté nationale, la protection des populations et la recherche de la paix.

Pendant que la justice suit son cours, elle entend poursuivre son travail « avec sérénité et concentration », confiante dans la solidité de son équipe juridique. Par cette déclaration mesurée mais ferme, Thérèse Kayikwamba Wagner rappelle que la diffamation n’est pas un sport national, et que la dignité, en politique comme dans la vie, reste une arme redoutable contre la lâcheté.

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