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8 février, 2026 - 00:52:52
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À Paris, la RDC se positionne pour abriter le Bureau régional africain du Centre de règlement des différends

À Paris, la République démocratique du Congo a présenté sa candidature pour accueillir le Bureau régional Afrique du Centre consultatif pour le règlement des différends entre investisseurs et États. Mandaté par la haute hiérarchie, le ministre du commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a défendu devant le Secrétariat général de la Commission des Nations unies pour le droit commercial une vision ambitieuse : faire de la RDC un pôle d’excellence continental en droit commercial et en gestion des conflits d’investissement. S’appuyant sur douze arguments structurants : position géostratégique, marché régional de 450 millions d’habitants, ressources essentielles à la transition énergétique, modernisation du cadre juridique et engagement budgétaire déjà inscrit pour 2026, Kinshasa entend transformer cette candidature en levier majeur d’attractivité et d’influence. Au-delà de la compétition entre États, la RDC affirme ainsi sa volonté d’ancrer durablement sa diplomatie commerciale dans les standards internationaux et de s’imposer comme un acteur clé de la gouvernance économique africaine.

La République démocratique du Congo a officiellement présenté, lundi 1ᵉʳ décembre 2025, sa candidature pour accueillir le Bureau régional Afrique du Centre consultatif pour le règlement des différends entre investisseurs et États (CIRDI–ONU). La session, organisée au siège de la Commission des Nations unies pour le droit commercial, a réuni les pays candidats dans un cadre de transparence et d’évaluation comparative.

Dépêché par la haute hiérarchie, le ministre du commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a porté la candidature congolaise devant le Secrétariat général. Il a mis en avant une vision structurante : faire de la RDC un pôle d’excellence continental en droit commercial, en responsabilité étatique et en gestion des conflits d’investissement.

Cette démarche s’inscrit dans une trajectoire diplomatique plus large. Ces dernières années, Kinshasa a scellé des partenariats stratégiques avec l’Organisation mondiale du commerce via le Cadre intégré renforcé (CIR), la CNUCED et le Centre du commerce international (CCI), afin d’accroître son intégration dans le commerce mondial.

La position stratégique de la RDC

Dans sa présentation, Julien Paluku a articulé douze piliers pour soutenir la candidature congolaise. Parmi eux : la position stratégique de la RDC au cœur du continent, entourée de neuf pays et connectée à un marché potentiel de plus de 450 millions de consommateurs ; ses ressources naturelles majeures, essentielles à la transition énergétique mondiale ; un cadre juridique en modernisation, porté par l’adhésion au droit OHADA, le Code des investissements et le régime des Zones économiques spéciales ; l’appartenance à plusieurs communautés économiques régionales (SADC, CEEAC, COMESA) ; l’engagement financier du gouvernement, qui a intégré dans le budget 2026 les premières dépenses d’équipement du futur bureau.

Pour Kinshasa, accueillir ce bureau régional n’est pas une opération de prestige, mais un levier stratégique pour renforcer la diplomatie économique, attirer davantage d’investissements et positionner le pays comme acteur incontournable de la gouvernance commerciale internationale.

En présentant cette candidature ambitieuse, la RDC confirme son intention de jouer un rôle accru sur la scène économique mondiale. Quelle que soit l’issue du processus, le pays affirme sa volonté d’inscrire durablement sa diplomatie commerciale dans les standards internationaux et de devenir un centre régional de référence en matière de règlement des différends.

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