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Kinshasa
20 janvier, 2026 - 13:20:25
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Kabund blessé au Camp Luka : le gouvernement appelle au respect des règles de manifestation

Le gouvernement ne veut laisser aucune ambiguïté. Quelques heures après l’altercation au Camp Luka ayant blessé Jean-Marc Kabund, le ministre des droits humains a opposé une mise au point nette : les libertés de réunion et de manifestation sont garanties, mais elles s’exercent dans un cadre légal que nul acteur politique ne peut ignorer. En condamnant l’incident, Samuel Mbemba Kabuya recentre le débat sur la responsabilité des organisateurs, appelés à notifier leurs actions pour permettre aux autorités d’assurer la sécurité des personnes et des biens. Une manière de rappeler que la liberté n’exclut pas la règle, surtout dans un climat politique inflammable où chaque dérapage ravive les tensions.

À Kinshasa, la scène politique a été secouée par un nouvel épisode de tension samedi 6 décembre, au Camp Luka, où l’opposant Jean-Marc Kabund a été blessé à la tête lors d’une descente de terrain. Son parti, l’Alliance pour le changement (A.Ch), a immédiatement dénoncé une « agression odieuse et meurtrière », attribuant l’attaque à « des forces de l’ordre agissant de concert avec des délinquants recrutés ». L’A.Ch fait également état de « blessés graves, d’arrestations arbitraires et de dégâts matériels importants ».

Dans un communiqué publié dans la soirée, le ministre des droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, a réagi en des termes mesurés mais fermes. Il « déplore l’incident » et rappelle que « la liberté des réunions pacifiques et la liberté de manifestation sont garanties par la Constitution ». Pour autant, ajoute-t-il, l’organisation de rassemblements sur la voie publique impose aux organisateurs une obligation préalable : informer par écrit l’autorité administrative du lieu afin de permettre la mise en place des dispositifs de sécurité nécessaires.

La responsabilité des organisateurs

L’intervention du ministre s’inscrit dans une volonté de rappeler la nécessité d’encadrer les manifestations dans un contexte où les tensions politiques s’exacerbent.

Du côté de l’opposition, le discours est tout autre : l’A.Ch accuse le pouvoir de chercher à intimider l’ancien président de l’Assemblée nationale, aujourd’hui à la tête d’un mouvement hostile à la majorité. Ses cadres exigent l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante et appellent la population « à rester mobilisée ».

Toutefois, le message du ministère se veut clair : les libertés publiques ne peuvent pleinement s’exercer que dans un cadre légal permettant d’éviter l’engrenage de violences. Dans une capitale habituée aux tensions politiques, le Camp Luka rappelle combien une étincelle peut suffire à rallumer les braises. Le gouvernement, lui, insiste : prévenir reste la première condition pour protéger.

Infos27

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