À Kinshasa, la lutte pour la propreté urbaine prend une nouvelle dimension. Samedi, l’autorité urbaine a supervisé en personne l’opération « Salongo obligatoire », relancée pour enrayer l’insalubrité qui gagne plusieurs quartiers de la capitale. En multipliant les descentes de terrain, le gouverneur Daniel Bumba entend rappeler que la salubrité n’est pas un slogan mais une responsabilité collective, que l’État compte désormais faire respecter avec constance. Cette démarche, résolument volontariste, vise autant à assainir les artères de la ville qu’à restaurer un sentiment d’ordre, de civisme et d’efficacité publique.
Kinshasa a vécu, samedi 6 décembre, un nouvel épisode de mobilisation urbaine autour de l’opération d’assainissement « Salongo obligatoire ». Dans un communiqué diffusé par l’hôtel de ville, les autorités confirment que le gouverneur Daniel Bumba a effectué une tournée de supervision dans plusieurs communes, constatant l’état d’avancement des travaux et rappelant l’objectif central : restaurer la propreté publique sur l’ensemble de la capitale.
Selon le communiqué, cette descente sur le terrain s’inscrit dans un plan plus large de remise en état des espaces publics, régulièrement confrontés à l’accumulation des déchets, à la dégradation des routes secondaires et au manque d’entretien des zones d’habitation. Le gouverneur a exhorté les équipes communales à redoubler d’efforts et a appelé la population à respecter les mesures imposées dans le cadre de l’opération.
La propreté, un impératif de gouvernance
En relançant le « Salongo obligatoire », le gouvernement provincial envoie un message politique clair : la gestion de la capitale ne peut plus vaciller au gré des habitudes ou des négligences. La propreté devient un impératif de gouvernance, un marqueur de la volonté de restaurer l’ordre urbain et d’améliorer la qualité de vie de millions de Kinois.
Cette opération, qui mobilise les services techniques, les bourgmestres et les structures de proximité, vise également à instaurer une dynamique citoyenne. « L’État fait sa part, mais chacun doit assumer son rôle », confie un cadre de l’hôtel de ville. Le gouvernement rappelle que la lutte contre l’insalubrité est une priorité, autant pour l’image de la capitale que pour la santé publique.
Dans une ville où les défis logistiques, démographiques et environnementaux ne cessent de croître, l’initiative apparaît comme un test de constance et de mobilisation. Pour Daniel Bumba, le « Salongo obligatoire » n’est plus une simple campagne, mais une discipline collective à réhabiliter. Une ambition qui, si elle est suivie dans la durée, pourrait marquer un tournant dans la gestion de Kinshasa.
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