Face au Parlement réuni en Congrès, Félix Tshisekedi a livré un état de la Nation où la transparence le disputait à la volonté politique. À peine le discours achevé, l’élu de la Funa, Éric Tshikuma, a salué un exercice « factuel, cohérent et précis », rappelant qu’il engage désormais le pouvoir à convertir les acquis de 2025 en transformations visibles dès l’année prochaine. En soulignant la redevabilité du chef de l’État et la cohérence des objectifs multisectoriels annoncés pour 2026, l’élu de la Funa replace la responsabilité collective au centre du débat national : celle de poursuivre l’effort, de consolider les avancées obtenues malgré la crise sécuritaire persistante, et de maintenir le cap d’un progrès tangible pour les Congolais.
À Kinshasa, le discours sur l’état de la Nation continue de susciter réactions et décryptages. Lundi 8 décembre, quelques minutes après l’allocution du chef de l’État, le député national Éric Tshikuma, élu de la Funa, a publié sur son compte X un message résolument positif. Selon lui, il s’agit d’un moment politique rare, où la parole présidentielle s’est appuyée sur des éléments concrets plutôt que sur des déclarations d’intention.
« Un état de la Nation factuel, cohérent et précis », écrit-il, saluant un exposé qui, selon lui, « rappelle l’ensemble des réalisations du Gouvernement que les Congolais ont pu constater tout au long de l’année 2025 ». Cette appréciation tranche dans un environnement souvent marqué par la suspicion généralisée envers la parole publique. Eric Tshikuma insiste sur la dimension de redevabilité, estimant que le chef de l’État s’est livré à un exercice attendu, mais rarement assumé avec cette clarté.
Consolider les acquis, fixer un cap ferme
Pour le député national, l’enjeu ne se limite pas à dresser un bilan flatteur. Il s’agit surtout de projeter l’action publique. « Dans la dynamique de consolidation de ces acquis, il a fixé le cap des objectifs multisectoriels pour 2026 », rappelle-t-il, soulignant que le Président a choisi de nommer les défis plutôt que de les contourner. Cette attitude, selon Tshikuma, engage désormais toutes les institutions.
L’interpellation est ferme mais constructive : le député appelle à transformer l’essai. « L’ampleur des défis à relever ne saurait entamer la détermination à redoubler d’efforts en vue d’un progrès ayant un impact positif sur le quotidien des Congolais », affirme-t-il. Une manière d’inscrire le débat dans une perspective d’action, loin des polémiques stériles qui dominent parfois la scène politique congolaise.
En saluant publiquement l’approche du chef de l’État, Éric Tshikuma entend défendre une ligne politique fondée sur les résultats plutôt que sur la posture. Reste désormais à vérifier si l’année 2026 permettra effectivement de convertir les ambitions en améliorations concrètes. Dans un pays où la demande d’efficacité n’a jamais été aussi forte, le rendez-vous est attendu.
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