Dans les rues animées de Kinshasa, au cœur de ce que le gouvernement décrit comme « l’économie réelle » du pays, s’ouvre un chantier inédit : le pré-enregistrement des opérateurs du secteur informel. Lancée mardi par le ministère de l’Économie nationale, l’opération constitue la première étape d’un vaste Programme national de formalisation de masse. L’ambition est claire : identifier, structurer et accompagner des centaines de milliers d’acteurs dont les activités demeurent essentielles mais souvent invisibles dans les statistiques officielles. En déployant 78 enquêteurs sur le terrain, l’exécutif entend ouvrir la voie à un accès élargi à la couverture santé, à la protection sociale et aux dispositifs de crédit.
Le ministère de l’Économie nationale a lancé, mardi 9 décembre 2025, la campagne de pré-enregistrement des opérateurs de l’économie informelle, première phase du Programme national de formalisation de masse. Le gouvernement veut ainsi identifier, encadrer puis intégrer progressivement ce segment déterminant, longtemps laissé en marge du circuit économique formel.
La commune de Limete a été retenue comme zone pilote pour cette opération. Six équipes composées de 78 enquêteurs formés ont été déployées, facilement reconnaissables grâce à leurs gilets et badges officiels. Elles sont chargées de collecter des données essentielles permettant d’orienter les futures politiques publiques.
Selon le communiqué du ministère, ces informations ouvriront l’accès à plusieurs avantages sociaux et économiques : inclusion dans la Couverture Santé Universelle, protection sociale, formations professionnelles, ainsi que des mécanismes incitatifs pour l’accès au crédit et aux dispositifs d’appui à l’entrepreneuriat.
Dans un pays où l’informel constitue la majorité des emplois et une part substantielle des activités commerciales, l’initiative marque un tournant. Le gouvernement y voit « une étape structurante pour sécuriser les activités, renforcer l’écosystème entrepreneurial et moderniser l’économie congolaise ».
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